Association canadienne de science politique
English Version  
Vous êtes ici . .Accueil » Congrès » Invitation à soumettre des projets d'exposé

 

Liens d’intérêt

» Contacts
» Départements de science politique
» Programme de stage parlementaire
» Programme de stages à l'Assemblée
législative de l'Ontario

» Éthique de la recherche

Dans cette section . . .

» Invitation à soumettre un projet d'exposé

» Marche à suivre pour soumettre un projet [PDF]

» Soumettre un projet - Formulaire

» Inscription/hébergement/dîners

» Responsabilités des délégués

» Bourses de voyage

» Échange Australian PSA

» Échange NZPSA

» Congrès passées

Invitation à soumettre
des projets d’exposé

82e congrès annuel 2010
Concordia University

Pour les besoins du présent document, il est entendu que le masculin comprend le féminin.

Président du comité du programme -
Stuart Soroka (McGill)

Représentant local, comité du programme - Mebs Kanji (Concordia)

Le comité du programme vous invite à soumettre vos projets d’exposé en vue du congrès annuel de l'Association canadienne de science politique, qui aura lieu à la Concordia University à Montréal les 1, 2 et 3 juin 2010.

Veuillez soumettre votre projet d’ici le 3 novembre 2009. Les projets reçus après cette date ne seront pas pris en considération. Le comité vous incite à soumettre des projets qui sont reliés à l'un ou l'autre des domaines de la science politique et espère élaborer un programme qui témoigne de l'étendue et la diversité de cette discipline. Il y a plusieurs façons de participer au congrès. Le comité est à la recherche de propositions pour une seule communication, plusieurs communications (panels), des tables rondes ainsi que des présentations visuelles. Les propositions pour des panels, incluant des commentateurs, sont particulièrement bienvenues.

Renseignements généraux : EN VUE D’ASSURER LE BON DÉROULEMENT DU CONGRÈS, NOUS VOUS INCITONS À LIRE ATTENTIVEMENT LA SECTION QUI SUIT AVANT DE SOUMETTRE VOTRE PROJET.

1) Le congrès de l'ACSP aura lieu durant le Congrès des sciences humaines. Toutes les personnes qui participent au congrès de l'ACSP doivent s'inscrire au Congrès des sciences humaines et au congrès de l'ACSP. Les participants qui ne le font pas entraînent une perte de revenus pour l’ACSP et une augmentation éventuelle des frais d'inscription au Congrès des sciences humaines. En ne payant pas, les participants privent l’ACSP d'un soutien financier indispensable et pénalisent leurs collègues qui s'inscrivent en leur faisant payer des frais plus élevés. De plus amples renseignements au sujet des inscriptions et l’hébergement seront disponibles plus tard.

2) Pour les exposés acceptés et ayant un seul auteur ou plusieurs auteurs, chaque auteur doit avoir acquitté sa cotisation à l’ACSP d’ici le 15 avril 2010. Des exemptions de cotisation seront accordées aux invités du comité du programme, aux étrangers qui peuvent fournir la confirmation qu’ils sont membres en règle de leur association nationale ou aux personnes provenant d’autres disciplines. On encourage également les présidents des séances, les commentateurs et les participants aux tables rondes à devenir membres de l’ACSP.

3) L'ACSP reçoit une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada pour aider les membres des régions éloignées à venir au congrès. Ces fonds sont surtout destinés aux membres les moins établis. Veuillez lire les Règlements pour les bourses de voyage avant de soumettre votre projet afin de savoir si vous êtes admissible.

4) L'ACSP est heureuse d'annoncer la tenue du huitième concours en vue de l'attribution du Prix Jill-Vickers. Ce prix de 750 $ sera décerné en 2011 à l'auteur ou aux auteurs de la meilleure communication présentée au congrès 2010 de l'ACSP sur un sujet traitant du genre et la politique. De plus amples renseignements seront disponibles plus tard au Prix Jill-Vickers.

5) La présence des auteurs des communications qui sont présentées au congrès est exigée.

6) Les auteurs des exposés seront considérés pour le rôle de président ou de commentateur des autres séances.

7) Chaque coordonnateur de section au sein du comité du programme regroupe tous les exposés reçus et les assigne à telle ou telle séance en tenant compte des préférences exprimées par les conférenciers et de l’ensemble du programme. Ceux qui désirent présenter une recherche encore en cours devraient le faire dans le cadre des tables rondes ou des présentations visuelles.

8) Une communication devrait être dactylographiée à SIMPLE INTERLIGNE, ne pas dépasser – comme pour la RCSP – 8000 mots et n’avoir jamais été publiée. Le document doit être terminé d’ici le 20 mai 2010 et envoyé par courriel au coordonnateur de la section pertinente et aux autres personnes participant à la séance. Les adresses de courriel seront indiquées dans le programme en ligne. Veuillez aussi faire parvenir une copie de votre texte (format PDF) au secrétariat de l'ACSP pour le téléchargement au site Web de l'ACSP.

Le fait de ne pas respecter la date limite du 20 mai 2010 risque d’amener le président à exclure la communication de la séance. De plus, le commentateur ne sera pas tenu de faire des commentaires sur une communication qu’il n’aura pas reçue avant la séance. Ce serait dommage pour les autres congressistes.

9) Nous recommandons aux conférenciers de dactylographier sur une page un résumé de leur exposé de manière à en distribuer des exemplaires à l’auditoire.

10) Si vous ne présentez pas un exposé mais aimeriez être président et/ou commentateur lors du congrès, veuillez contacter le secrétariat de l’ACSP à cpsa-acsp@cpsa-acsp.ca.

11) Vous pouvez choisir de l’équipement audiovisuel sur le formulaire pour soumettre un projet mais l’ACSP prie les conférenciers d’être raisonnables dans leurs demandes. L’ACSP ne peut pas garantir que des équipements audiovisuels autres que des rétroprojecteurs et des écrans seront disponibles. Le programme en ligne inclura les équipements audiovisuels pour chaque séance.

12) Toute demande de renseignements d’ordre général ou des problèmes avec le processus pour soumettre un projet devraient être adressés au secrétariat de l’ACSP à cpsa-acsp@cpsa-acsp.ca.

13) Coordonnateurs de section et organisateurs d'atelier faisant partie du comité du programme :

Politique canadienne – James Kelly (Concordia)
Politique comparée – Pablo Policzer (Calgary) / Steffen Schneider (Bremen)
Relations internationales – Marc Doucet (St. Mary’s, AÉI-Canada) / Miguel de Larrinaga (Ottawa)
Politique locale et urbaine – Robert Young (UWO)
Comportement politique/sociologie – Fred Cutler (UBC)
Économie politique - Laura Macdonald (Carleton)
Théorie politique – Jacob Levy (McGill) / Jennifer Rubenstein (Virginia)
Politique provinciale et territoriale – Ian Stewart (Acadia)
Administration publique – Leslie Pal (Carleton)
Droit et analyse de politiques – Matthew Hennigar (Brock)
Femmes, genre et politique – Elizabeth Goodyear-Grant (Queen’s)
Race, ethnicité, peuples autochtones et politique – Kiera Ladner (Manitoba)

Atelier 1 - Politique canadienne et Droit et analyse de politiques : La judicialisation de la politique et la politicisation du judiciaire d’un point de vue comparatif - Matthew Hennigar (Brock) / James Kelly (Concordia)

Atelier 2 – Politique comparée : La démocratie, l’État et l’état de la démocratie d’un point de vue comparatif - Pablo Policzer (Calgary) / Steffen Schneider (Bremen)

Atelier 3 – Politique comparée : La politique et la police - Michelle Bonner (Victoria) / Michael Kempa (Ottawa)

Atelier 4 – Relations internationales (organisé en collaboration avec l'AÉI-Canada) : La crise mondiale et la réponse mondiale - Marc Doucet (St. Mary’s, AÉI-Canada) / Miguel de Larrinaga (Ottawa)

Atelier 5 – Relations internationales (organisé en collaboration avec l'AÉI-Canada) : Les études critiques canadiennes sur la sécurité : le point sur l’état actuel des recherches et sur les orientations futures - Marc Doucet (St. Mary’s, AÉI-Canada) / Miguel de Larrinaga (Ottawa)

Atelier 6 – Politique locale et urbaine : Les approches dans l’étude des gouvernements locaux - Robert Young (UWO)

Atelier 7 – Comportement politique/sociologie : L’Étude électorale canadienne et l’étude de la politique canadienne - Fred Culter (UBC)

Atelier 8 - Théorie politique : Théorie du non-idéal et théorie institutionnelle – Jacob Levy (McGill) / Jennifer Rubenstein (Virginia)

Atelier 9 – Administration publique : Crise mondiale, État et gestion publique - Leslie Pal (Carleton)

Atelier 10 – Femmes, genre et politique : Un regard sur le passé, un regard vers l’avenir : le 40e anniversaire de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada - Elizabeth Goodyear-Grant (Queen’s)

Atelier 11 - Race, ethnicité, peuples autochtones et politique : Les terres, la territorialité et l’environnement - Kiera Ladner (Manitoba)

14) Seuls les projets d’exposé soumis par le biais du site Web seront pris en considération. Un exposé qui ne répond à toutes les exigences ne sera pas admissible au congrès de l’ACSP.

15) Un projet ne peut être soumis qu’à une seule section. Le coordonnateur de la section de votre choix enverra votre projet à un autre coordonnateur de section au besoin. La personne qui soumet le projet, le secrétariat de l'ACSP et le coordonnateur de section recevront une confirmation de la réception du projet. Si vous n'avez pas reçu un accusé de réception après l’envoi de votre projet, veuillez communiquer avec le secrétariat au cpsa-acsp@cpsa-acsp.ca. Les coordonnateurs de section vous indiqueront si le projet est accepté ou refusé en décembre 2009.

Si vous soumettez un projet de séance conjointe entre l’ACSP et d’autres associations comme l’ACEDI, veuillez soumettre la proposition à une seule des associations co-commanditaires. Si le projet est soumis à l’ACSP et qu’il est accepté, il incombe à la personne qui le soumet d’informer l’autre association co-commanditaire de tous les détails au sujet de la séance, notamment de la date et de l’heure.

16) Il y a une limite de trois présentations par personne ; deux peuvent être des communications. Cette règle ne s’applique pas aux présidents et aux commentateurs.

17) Critères d’admissibilité (tels qu’approuvés à la réunion du conseil d’administration de l’ACSP du 3 décembre 2005) :

a) Normalement, des projets soumis par des étudiants à la maîtrise ne seront pas acceptés. Seuls les projets soumis de concert avec un professeur seront pris en considération.

b) Si un projet ne cadre pas, il sera pris en considération pour une présentation visuelle ou refusé.

c) Le projet doit porter sur une question claire ; le contenu doit faire preuve de rigueur analytique, être original et contribuer à l’avancement des connaissances.

d) Les projets soumis par de jeunes chercheurs ou des projets qui ne cadrent pas avec le programme établi seront pris en considération pour une présentation visuelle.

e) Si un projet contient beaucoup de données ou gagnerait à faire l’objet d’une présentation visuelle, il serait pris en considération pour une présentation visuelle.

f) Si le comité du programme reçoit plus de projets de qualité que le nombre prévu pour le programme, certains pourraient être pris en considération pour une présentation visuelle.

18) Un projet d’une seule communication doit inclure un résumé de 250 mots. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Le résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes de l'auteur. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2009 afin d’y apporter les modifications nécessaires. Si votre projet est accepté, votre résumé sera affiché sur le site Web de l'ACSP.

19) Un projet de plusieurs communications (panel) doit être soumis par une seule personne. Le projet doit inclure le titre, un résumé de 250 mots décrivant la séance et un résumé de 250 mots pour chaque communication. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Chaque résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes des auteurs. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2009 afin d’y apporter les modifications nécessaires. Si le projet de plusieurs communications est accepté, les résumés des communications soumis seront affichés sur le site Web de l'ACSP.

Les projets de plusieurs communications de participants provenant du même département ne sont pas permis, car ces types de séance peuvent être facilement organisés dans les départements eux-mêmes. Les projets dont deux des trois ou quatre auteurs proviennent du même département sont acceptables. Les présidents de séances et les commentateurs peuvent provenir de n'importe quel département.

20) Un projet de table ronde doit inclure un résumé de 250 mots. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Le résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes des membres de la table ronde. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2009 afin d’y apporter les modifications nécessaires.

Pour qu’il y ait assez de temps pour chaque présentation et des discussions lors de la séance de 1 heure et 45 minutes, il est recommandé de ne pas dépasser quatre présentations par table ronde.

21) Un projet de présentation visuelle

La séance des présentations visuelles est destinée aux travaux qui comprennent beaucoup de tableaux, de graphiques et/ou de chiffres ou encore aux recherches qui en sont encore à un stade conceptuel (bien que la présentation visuelle doive inclure des résultats préliminaires). Les présentations visuelles auront lieu en fin d'après-midi et donneront aux auteurs la chance de discuter de leurs travaux avec les congressistes intéressés.

Les présentations visuelles auront toutes lieu dans la même salle. Les auteurs pourront s'installer à partir de 16 h le jour de la séance. Les auteurs devront être présents à la séance.  Un commentateur sera affecté à chaque présentation visuelle. Toutefois, pour faciliter la discussion, les auteurs doivent fournir à l’avance au commentateur un résumé de 2000 mots. Ces résumés doivent être entre les mains du coordonnateur de section et du commentateur d’ici le 20 mai 2010.

Un panneau mesurant 4 pi de haut et 6 pi de large sera fourni aux auteurs afin qu'ils y affichent les éléments suivants : le titre de la présentation et l'auteur/les auteurs, une copie du résumé (en gros caractères), une introduction, les méthodes, les résultats et une courte bibliographie et tout tableau ou chiffre qui montre les résultats de la recherche. Ces éléments devaient être apposés sur les panneaux avant la séance et y demeurer jusqu’à la fin du congrès ou jusqu’au jour où l’auteur quitte le congrès. À ne pas oublier : les représentations visuelles des résultats sont plus efficaces qu'un texte.

Les projets peuvent prendre la forme de communications ou de présentations visuelles. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2009 afin d’y apporter les modifications nécessaires. À noter : le comité du programme peut décider que certains projets se prêteraient mieux à des présentations visuelles et en avisera les intéressés d'ici le 15 décembre 2009 s'ils doivent faire plutôt une présentation visuelle.

Un prix pour la meilleure présentation visuelle sera décerné par le comité du programme. Les critères suivants, qui ont été approuvés lors de la réunion du conseil d’administration de l’ACSP le 3 décembre 2005, seront utilisés pour évaluer les présentations visuelles et choisir le lauréat : impact visuel, clarté et contribution à la quête du savoir. Le prix, qui consistera en une adhésion de trois ans à l'ACSP (incluant un abonnement de trois ans à la RCSP), sera remis au lauréat lors du dîner du congrès.

La présentation qui a remporté le prix en 2006 est disponible sur le site Web de l’ACSP au http://www.cpsa-acsp.ca/papers-2006/Bastien.ppt à titre de référence.

22) Un projet à l’intérieur d’un atelier

Le programme comprendra plusieurs ateliers d'une journée ou d'une demi-journée portant sur des thèmes particuliers. Les projets à l’intérieur d’un atelier doivent être conformes aux conditions énoncées plus haut, aux points 17), 18) ou 19). Veuillez fournir un résumé, y compris une explication du lien que vous voyez entre votre projet et le thème de l’atelier. Toutes les personnes inscrites au congrès peuvent assister aux ateliers. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2009 afin d’y apporter les modifications nécessaires.

Atelier 1 – Politique canadienne et Droit et analyse de politiques : La judicialisation de la politique et la politicisation du judiciaire d’un point de vue comparatif
Organisateurs : Matthew Hennigar (Brock) / James Kelly (Concordia)

L’ « expansion du pouvoir judiciaire à l’échelle mondiale » observée entre autres par Tate et Vallinder il y a plus d’une décennie se poursuit de nos jours. Au moment même où nous constatons l’expansion continue de l’influence judiciaire dans les politiques publiques et les débats politiques au sein de nombreux pays avancés, les tribunaux émergent comme des intervenants majeurs au cours de périodes d’instabilité et de changement de régime (par exemple, récemment en Ukraine, au Pakistan, au Honduras et en Europe de l’Est après la chute du communisme). En outre, de récents travaux de Ginsburg et de Moustafa, pour ne citer que ceux-là, mettent en lumière le rôle important et étonnamment complexe des juges dans les régimes autoritaires. Toutefois, comme de nombreuses personnes l’ont noté (certes en s’en inquiétant à des degrés divers), plus il y a de juges qui s’impliquent ouvertement dans l’élaboration des politiques et dans les crises de régime, plus ils deviennent l’objet de débats politiques, de pressions et d’ingérence, allant même à la destitution.

Cet atelier vise à analyser cette tendance. Nous vous invitons à soumettre des communications qui traitent de n’importe laquelle des nombreuses facettes de la judicialisation de la politique et de la politicisation du judiciaire : par exemple, le renforcement de la position des juges, le rôle du judiciaire dans les changements de régime, les menaces à l’encontre de l’indépendance judiciaire, les relations du judiciaire avec l’exécutif et le législatif ou l’impact des tribunaux sur les politiques publiques. Les communications traitant de ces thèmes sous un angle comparatif, avec un accent sur l’élaboration de théories ou la mise à l’épreuve d’hypothèses existantes, sont particulièrement bienvenues. Les communications portant sur des thèmes communs seront regroupées dans toute la mesure du possible et les organisateurs espèrent inclure une table ronde dans cet atelier.

L’atelier vise un deuxième objectif connexe : reconnaître et mettre en lumière la préférence grandissante pour la recherche comparative chez les chercheurs canadiens s’intéressant au droit et à la politique, ce qui correspond à la « tendance comparative » observée dans la science politique canadienne en général. Un thème majeur dans ce nouveau corpus de recherches : comment diverses approches des droits de la personne au Canada et à l’étranger – surtout dans les pays du Commonwealth – influencent les politiques publiques et les processus politiques. Nous vous invitons à soumettre des communications qui traitent de la mise en place de mécanismes novateurs visant à favoriser un dialogue entre les tribunaux et les autorités législatives, telles les dispositions permettant les dérogations législatives, les déclarations de compatibilité, l’imposition de limites sur le contrôle constitutionnel exercé par les juges et enfin la création au sein du processus législatif de comités s’employant à mener des enquêtes minutieuses sur la base des droits. Dans la table ronde sur ce sujet, nous chercherons à voir si la tentative de créer une « approche parlementaire » quant aux déclarations des droits a produit une solution de rechange viable à la révision judiciaire sous une forme forte, comme aux États-Unis, ou si ce modèle a institutionnalisé une contradiction institutionnelle menant à un paradoxe potentiellement dangereux : la suprématie parlementaire et constitutionnelle au sein d’un même État.

Atelier 2 – Politique comparée : La démocratie, l’État et l’état de la démocratie d’un point de vue comparatif
Organisateurs : Pablo Policzer (Calgary) / Steffen Schneider (Bremen)

Il y a une trentaine d’années, des chercheurs soutenaient que la fin du communisme en Europe et du pouvoir autoritaire ailleurs dans le monde signalaient rien de moins que la ‘fin de l’histoire’ – le triomphe des régimes politiques et économiques reposant sur les principes de la démocratie représentative libérale et des marchés capitalistes. Bien que les régimes politiques (théoriquement) démocratiques l’emportent largement en nombre sur les régimes autoritaires dans le monde d’aujourd’hui, peu d’universitaires soutiennent encore cette opinion optimiste. Le sens même du mot « démocratie » est encore en mutation – et profondément contesté – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’hémisphère occidental et de nombreux chercheurs ont même diagnostiqué que la démocratie libérale traverse une crise de légitimité.

On croit de plus en plus que la démocratie libérale ne peut pas être facilement transposée – et ne devrait peut-être pas être transposée sans des adaptations majeures – des pays développés aux pays en développement et qu’elle risque très peu de bien se développer dans les nombreux États fragiles ou non viables qui ont surgi depuis la chute du pouvoir communiste et autoritaire. Or, même dans le cas de démocraties bien établies, les diagnostics de crise ne sont pas rares. Les forces de la mondialisation économique et les constants changements de régime politique tout comme les ententes de gouvernance internationales ou non étatiques semblent compromettre la qualité démocratique des régimes de démocratie libérale et miner leur efficacité. Résultat : même les institutions et procédures fondamentales de la démocratie libérale demeurent plus ou moins intactes et les citoyens semblent de plus en plus déconnectés et déçus de leurs gouvernements et de leurs régimes politiques, ce retrait apparent de leur soutien remettant grandement en cause la viabilité de la démocratie elle-même. En outre, de nombreuses évaluations de la qualité démocratique des ententes de gouvernance internationales ou non étatiques sont très peu encourageantes. Manifestement on comprend de plus en plus que la démocratie ne se résume pas à des élections et à d’autres pratiques traditionnelles de la démocratie représentative libérale. Nous voyons donc un vaste éventail d’expériences politiques – et probablement démocratiques – un peu partout dans le monde et à différents niveaux de gouvernance, certaines s’inspirant d’analyses théoriques portant, par exemple, sur la démocratie participative et délibérative. Mais il existe relativement peu de documentation sur le succès de ces expériences et les nouvelles pratiques démocratiques dans divers contextes.

Dans cet esprit, nous proposons un atelier d’une journée en vue d’évaluer l’état de la démocratie d’un point de vue comparatif. Nous nous intéressons tout particulièrement aux communications portant sur l’une ou plusieurs des questions suivantes : Le modèle de la démocratie représentative libérale est-il encore une forme de régime adéquate d’un point de vue normatif et politiquement viable et efficace ? Quels autres modèles de démocratie ont émergé dans différentes régions du monde ou à différents niveaux de gouvernance et dans quelle mesure sont-ils plausibles d’un point de vue normatif et politiquement viables et efficaces ? Où faut-il tracer la ligne de démarcation entre, d’une part, les régimes démocratiques et, d’autre part, les régimes non démocratiques ou semi-démocratiques dans le monde d’aujourd’hui ? Quel est l’élément principal commun entre les divers modèles et variantes de la démocratie ? Quel est le lien conceptuel et empirique entre l’État et la démocratie ? Autrement dit, les régimes démocratiques sont-ils nécessairement liés à des institutions étatiques ou soutenus par elles ? Quelles sont les dimensions des nouveaux terrains contestés de la démocratie – des régimes constitutionnels aux formes de participation citoyenne ? Comment nos évaluations empiriques de l’état de la démocratie dans divers contextes sont-elles reliées à notre façon de comprendre le concept normatif de la démocratie elle-même ?

Les auteurs des communications devraient présenter explicitement et concrètement leur compréhension de la démocratie et de ses implications pour la recherche comparée. Les communications qui font le lien entre les débats actuels sur la théorie démocratique normative et la recherche comparée vraiment empirique sont particulièrement bienvenues tout comme les communications qui comparent l’état de la démocratie dans les régimes politiques de pays développés et de pays en développement ou à divers paliers de gouvernement.

Atelier 3 – Politique comparée : La politique et la police
Organisateurs : Michelle Bonner (Victoria) / Michael Kempa (Ottawa)

La façon dont la police et d’autres organismes impliqués dans la définition et le maintien de l’ordre collectif s’acquittent de leurs fonctions peuvent définir un régime politique. La violence policière excessive est habituellement associée à des régimes autoritaires ou au legs de l’autoritarisme. Or des aspects plus subtils du travail policier, comme le niveau d’accès à l’information au sujet de la police, les types de tâches assignées à la police, les types de tâches données en sous-traitance par la police, les réponses de la police aux mécanismes d’imputabilité et le degré d’autonomie de la police, peuvent révéler d’importantes nuances dans les divers types de régimes. De plus, l’équilibre entre les fournisseurs de services publics et les fournisseurs de services privés dans le domaine policier est très révélateur des points de vue différents des intervenants quant à l’avenir d’un régime politique, en termes de leurs visions de citoyenneté, de l’imputabilité et de l’économie politique. En dépit de toute l’importance de la police par rapport à la politique, peu de politologues étudient la police.

Cet atelier a pour objectif de relancer la discussion entre politologues sur la politique et la police. Il vise plus particulièrement à explorer la politique consistant à définir le rôle de la police vis-à-vis d’autres acteurs qui, relevant de l’État et non, sont impliqués dans des activités de maintien de l’ordre, comme les agences privées de sécurité, les compagnies d’assurance et les organisations de la société civile violentes ou pacifiques. Certains auteurs, comme David H. Bayley (2006), ont proposé d’excellentes définitions de la façon dont des forces policières démocratiques devraient fonctionner et de nombreux autres auteurs ont indiqué quels types de réformes de la police pourraient permettre d’atteindre ces objectifs (par ex., Goldsmith et Lewis 2000 ; Dammert et Bailey, 2006 ; Frühling et Tulchin, 2003). Toutefois, la mise en œuvre de ces idéaux démocratiques et institutionnels est souvent contrecarrée par des points de vue différents sur le rôle principal de la police, notamment le mandat assigné à la police versus celui qui est confié à d’autres agences impliquées dans le maintien de l’ordre, l’étendue des tâches assignées à la police et les priorités sur lesquelles il faut mettre l’accent, ou encore le niveau de violence jugé acceptable. La définition du rôle de la police est un processus éminemment politique et elle comporte des implications importantes pour la citoyenneté, la démocratie et l’économie. Ceci vaut autant pour les nouvelles démocraties que pour les démocraties bien établies.

L’atelier privilégiera les communications basées sur des études de cas portant sur l’ensemble des questions suivantes ou certaines d’entre elles :

Qui participe à la définition du rôle de la police (ou qui en est exclu) ? (Les acteurs internationaux, le gouvernement national, le secteur privé, la société civile, la police elle-même) ?

Quelle définition du rôle de la police ces acteurs utilisent-ils ? Quels autres types d’acteurs relevant de l’État ou non cherchent à s’introduire dans le cadre officiel des activités de maintien de l’ordre ?

Quelles sont les conséquences possibles de cette définition pour les enjeux de la démocratie, comme la citoyenneté, l’imputabilité et l’économie ?

Atelier 4 – Relations internationales : La crise mondiale et la réponse mondiale
Organisateurs : Marc Doucet (St. Mary’s, ISA-Canada) / Miguel de Larrinaga (Ottawa)

Il n’y a sans doute aucun problème plus omniprésent dans le domaine des études internationales ces temps-ci que l’analyse des origines, des ramifications et des implications de la crise économique mondiale actuelle.

Si la crise est d’origine financière, elle a entraîné des répercussions dans de nombreux domaines, notamment dans les questions de gouvernance, de développement et d’inégalité, d’environnement et de durabilité ainsi que de sécurité. L’atelier sera axé d’abord sur les dimensions financières de la crise, puis sur ses multiples manifestations afin de permettre la participation de chercheurs s’inscrivant dans divers sous-domaines des études internationales. Il portera explicitement sur des questions ayant trait aux théories et aux politiques en tenant compte des origines historiques, des conséquences contemporaines et des possibilités futures (à la fois positives et négatives) associées à la crise.

L’atelier comprendra cinq panels, reflétant en cela les thèmes clés émergeant des communications proposées. Ces panels réuniront des doctorants, de nouveaux chercheurs et des chercheurs chevronnés.

Atelier 5 – Relations internationales : Les études critiques canadiennes sur la sécurité : le point sur l’état actuel des recherches et sur les orientations futures
Organisateurs : Marc Doucet (St. Mary’s, ISA-Canada) / Miguel de Larrinaga (Ottawa)

Les études critiques sur la sécurité (ÉCS) sont devenues un champ d’intérêt de plus en plus important ; elles regroupent diverses disciplines et approches théoriques qui témoignent de la prolifération massive des discours sur la sécurité et des pratiques en la matière depuis les événements du 11 septembre. Cet atelier vise à réunir des chercheurs canadiens se spécialisant dans les études critiques sur la sécurité en vue de faire le point sur l’état actuel des recherches et de discuter de collaborations éventuelles entre ces chercheurs ainsi que de la possibilité de créer des réseaux entre ces chercheurs et ceux qui oeuvrent dans d’autres disciplines et dans d’autres pays.

Nous songeons notamment au groupe de chercheurs (au Canada et ailleurs) qui n’entrent pas dans le cadre du C.A.S.E. Collective ou de l’École de Paris ou de Copenhague. Il existe plusieurs revues de science politique/RI qui publient des ÉCS : International Political Sociology, Security Dialogue et Alternatives ; d’autres revues en publient aussi : Geopolitics, Security Studies, Surveillance & Society, Body & Society, Critical Studies on Terrorism, Journal of Power, etc. Ces revues ne traitent pas toutefois de l’ensemble des préoccupations ou concepts qui semblent former le cœur des études critiques canadiennes sur la sécurité, notamment le corps, les réfugiés, la migration et les frontières, le risque, la gouvernance à l’échelle mondiale, l’empire et les organisations internationales, les interventions et la création d’un État, la sécurité humaine ainsi que les interprétations autochtones, postcoloniales et féministes de la sécurité. Il existe en ce moment plusieurs réseaux qui sont quelque peu conscients de l’existence des autres réseaux ; il faut aussi noter une certaine institutionnalisation à l’état naissant sous la forme d’un site Web sur les études critiques canadiennes sur la sécurité (http://criticalsecurity.ca/). Plusieurs ateliers ont vu le jour au cours des quelques dernières années dans divers contextes mettant en lumière certains de ces réseaux. Dans l’atelier proposé pour le congrès 2010 de l’ACSP, il y aurait une série de panels qui permettraient de présenter les recherches actuellement menées et d’autres tables rondes qui feraient le point sur l’état actuel des études critiques canadiennes sur la sécurité et les possibles orientations et collaborations futures.

Atelier 6 – Politique locale et urbaine : Les approches dans l’étude des gouvernements locaux
Organisateur : Robert Young (UWO)

L’un des grands avantages des études portant sur les gouvernements municipaux, c’est que les chercheurs ont accès à de nombreux cas. Au Canada, par exemple, les personnes qui étudient le fédéralisme ont dix cas sur lesquels ils peuvent se pencher (plus les trois territoires) et ce petit N signifie que des explications qui se font concurrence ne peuvent faire l’objet d’un contrôle expérimental ; c’est donc dire qu’il est difficile d’arriver à des généralisations fiables. Par contre, les chercheurs qui travaillent sur les gouvernements municipaux ont, en théorie, des milliers de cas devant eux. Ceux qui s’attaquent à des sous-ensembles de municipalités – les municipalités rurales, celles qui ont un cadre provincial particulier, les villes de moyenne taille, etc. - peuvent même avoir des centaines de cas à analyser.

Les études quantitatives sont très courantes en Europe et fréquentes aux États-Unis, mais l’approche semble sous-développée au Canada. C’est pourquoi nous invitons les chercheurs à se rencontrer pendant une demi-journée afin de discuter de ce genre d’études. Nous sommes à la recherche de projets de communication qui traitent, à l’aide de méthodes quantitatives, de n’importe quel aspect des gouvernements locaux et municipaux. Le projet peut traiter de cas canadiens ou de municipalités de n’importe quel autre pays ; il peut aussi s’agir d’une étude comparative.

Atelier 7 – Comportement politique/sociologie : L’Étude électorale canadienne et l’étude de la politique canadienne
Organisateur : Fred Culter (UBC)

L’Étude électorale canadienne est un outil de recherche essentiel pour ceux et celles qui étudient la politique canadienne. Les données sont exclusivement utilisées par les équipes de l’ÉÉC, leurs étudiants et d’autres personnes en vue de répondre à de nombreuses questions au sujet du comportement politique. Les recherches qui en résultent ont un impact dans ce domaine à l’échelle internationale. Il n’y a pas consensus, toutefois, sur la contribution de l’ÉÉC sur notre compréhension de la politique canadienne. Cet atelier a pour objectif d’approfondir cette contribution et de la rendre plus visible en tissant de meilleurs liens entre des spécialistes du comportement politique et la vaste communauté formée par les chercheurs qui étudient la politique intérieure du Canada. Les recherches présentées dans le cadre de cet atelier et les études qui dérivent du dialogue qu’elles engendrent démontreront que cette synergie est fructueuse.

Les projets de communication pour cet atelier devaient reposer sur une collaboration entre des chercheurs ayant de l’expérience dans l’analyse des données de l’ÉÉC et d’autres spécialistes de la politique canadienne dont le travail repose sur d’autres méthodologies. Le thème dominant est délibérément laissé libre afin d’inciter les personnes qui étudient la politique canadienne à penser à des façons originales d’utiliser l’ÉÉC pour répondre à n’importe quelle question importante. À titre d’exemple de ce genre de travaux, mentionnons les articles sur les politiques publiques canadiennes intitulés « Trade Policy, and the Permissive Consensus in Canada » (Mendelsohn, Wolfe et Parkin, 2002) et « Divided over Internationalism: The Canadian Public and Development Assistance » (Noël, Therrien et Dallaire 2004) ainsi que, dans la RCSP, « The Changing Nature of Public Support for the Supreme Court of Canada » (Hausegger and Riddell, 2004). Autrement dit, notre objectif est d’amener toutes les personnes qui étudient la politique canadienne à fouiller les études sur l’ÉÉC afin d’y trouver du matériel pertinent pour leurs recherches et à tirer parti des connaissances de leurs collègues au sujet des comportements politiques. Nous nous intéressons tout particulièrement aux recherches qui utilisent l’ÉÉC et d’autres sources de données – quantitatives ou qualitatives.

L’atelier portera principalement sur des recherches originales. Il comprendra également une table ronde sur la façon dont l’ÉÉC peut être conçue pour la rendre plus accessible et intéressante pour les personnes en dehors de ce sous-domaine qu’est le comportement politique.

Atelier 8 - Théorie politique : Théorie du non-idéal et théorie institutionnelle
Organisateurs : Jacob Levy (McGill) et Jennifer Rubenstein (Virginia)

À partir de l’éthique du comportement en période de guerre à la justice dans les sociétés en transition en passant par la restitution pour des torts collectifs, les politologues cherchent depuis longtemps à comprendre la moralité politique dans des contextes marqués par la compromission ou les contraintes matérielles, dans ce que Arendt appelle « les sombres temps ». Depuis Rawls, nous parlons de la théorie du non-idéal : la théorie sur des choix moraux et des circonstances politiques qui n’auraient pas surgi dans des conditions idéales. Au cours des dernières années, des philosophes se penchant sur la politique ont produit de nombreuses études méthodologiques et méta-théoriques sur la distinction entre l’idéal et le non-idéal ; des politologues, eux, ont proposé des analyses normatives d’un vaste éventail de problèmes du point de vue du non-idéal. Nous sommes à la recherche à la fois de communications portant explicitement sur la théorie politique du non-idéal et des communications mettant en pratique la théorie du non-idéal et ce, en vue de favoriser une interaction entre des réflexions méthodologiques et des arguments normatifs.

Nous nous intéressons tout particulièrement aux communications qui, dans cet esprit, portent sur les institutions politiques en proposant, par exemple, des conceptions institutionnelles pour des contextes non idéaux, en comparant des façons idéales et non idéales de concevoir la justice eu égard aux structures institutionnelles ou en montrant comment certaines institutions sont elles-mêmes à l’origine de situations de compromission dans lesquelles des décisions doivent être prises. Autrement dit, nous sommes à la recherche de communications qui voient les institutions soit comme des sources d’injustice ou des mécanismes qui atténuent l’injustice, soit comme des obstacles à la réforme ou des cadres qui en favorisent la mise en œuvre.

Nous proposons quatre panels, avec trois communications et un commentaire dans chacune, et une table ronde pour une discussion thématique. Si l’atelier porte principalement sur des questions qui ont été jusqu’ici surtout envisagées dans le contexte de la théorie normative analytique, nous privilégierons les communications qui traitent de ces questions d’un point de vue historique ou critique. À noter : bien que l’atelier porte sur des problèmes importants dans le contexte de la théorie institutionnelle et du non-idéal, les communications ne doivent pas nécessairement être conçues dans ces termes.

Atelier 9 – Administration publique : Crise mondiale, État et gestion publique
Organisateur : Leslie Pal (Carleton)

La crise financière à l’échelle mondiale a eu un impact tectonique sur tous les pays de l’hémisphère occidental et sur la façon dont ils s’organisent, notamment pour ce qui a trait à leurs politiques publiques. Plusieurs gouvernements sont tombés ou ont failli tomber. Presque tous ont abandonné les principes de gestion publique qui favorisaient les règles lâches et les dépenses strictes. Les régimes de réglementation, surtout dans le secteur financier, sont devenus plus musclés et les dépenses ont grimpé en flèche. De grandes banques et d’importants constructeurs automobiles ont dans les faits été nationalisés.

Cette expansion rapide de l’implication de l’État a exigé la mise en place de nouveaux mécanismes de gestion publique et de structuration. L’État a dû se reconfigurer pour gérer cette nouvelle donne plus interventionniste. Cette reconfiguration n’est pas simplement une question de faire plus et de dépenser davantage puisque les inquiétudes au sujet de l’inefficacité du gouvernement n’ont pas disparu. En outre, la crise financière mondiale a coïncidé avec une kyrielle de méfaits commis par des entreprises et un appétit accru du public pour la rectitude éthique.

Cet atelier regroupera deux tables rondes l’une à la suite de l’autre (avec de brèves communications) traitant des impacts complexes de la crise financière mondiale sur la gestion publique. La première table ronde portera sur les réponses globales de plusieurs gouvernements – les É.-U., le Canada et certains pays de l’OCDE. La seconde s’attaquera au même thème, cette fois relativement à des secteurs fonctionnels : par exemple, le nouveau rôle des agences centrales (et de leurs équivalents), les processus budgétaires, la gestion des ressources humaines et la réglementation.

Atelier 10 - Femmes, genre et politique : Un regard sur le passé, un regard vers l’avenir : le 40e anniversaire de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada
Organisatrice : Elizabeth Goodyear-Grant (Queen's)

Événement clé de la deuxième vague du mouvement féministe au Canada, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada a été créée par Lester Pearson en 1967. Son mandat était de faire état de la situation de la femme, sous toutes ses facettes, au sein de la société canadienne et de formuler des recommandations pour améliorer la condition des femmes dans des domaines de compétence fédérale. Présidée par Florence Bird, la Commission a déposé son rapport en 1970. À l’image de son vaste mandat, ses 167 recommandations portaient sur un vaste éventail de questions sociales, juridiques, économiques, politiques et relatives à la santé, comme les services de garde, le salaire égal à travail égal, le traitement inégal des femmes dans la Loi sur les Indiens, l’accès aux moyens de contraception et à l’avortement, les possibilités d’éducation pour les femmes, l’accès aux pensions, etc. La Commission a contribué à mettre en lumière que l’inégalité des sexes est un problème important auquel le gouvernement devait prêter attention et le rapport a orienté la mise en œuvre de vastes changements.

2010 marquera le 40e anniversaire du dépôt du rapport de la Commission. Cet atelier a pour but de réunir des universitaires en vue de réfléchir sur le passé, le présent et l’avenir quant à la condition des femmes dans la société canadienne. Les projets de communication au sujet de la Commission, de son rapport et/ou de son impact sur la place des femmes au Canada sont particulièrement bienvenus tout comme les propositions portant sur au moins une question de politique qui était au cœur des préoccupations de la Commission. Nous nous intéressons à tous les points de vue, notamment aux analyses comparant le Canada à d’autres pays.

Atelier 11 - Race, ethnicité, peuples autochtones et politique : Les terres, la territorialité et l’environnement
Organisatrice : Kiera Ladner (Manitoba)

S’inspirant du 20e anniversaire de la Crise d’Oka, cet atelier d’une journée explorera les questions liées aux terres, à la territorialité et à l’environnement du point de vue des recherches directes sur la race, l’ethnicité, les peuples autochtones et la politique ou de recherches recoupant ces sujets.

Cet atelier vise à regrouper des chercheurs oeuvrant dans divers sous-domaines et des participants provenant du gouvernement, du secteur public et de la communauté en vue de favoriser des échanges intersectoriels pointus et novateurs sur les questions reliées aux terres, à la territorialité et à l’environnement.

L’atelier comprendra quatre panels : 1) Oka, 20 ans plus tard, qui portera sur l’impact de la Crise d’Oka sur les peuples autochtones, le Canada et la politique ; 2) Les demandes litigieuses, qui étudiera les liens entre l’identité et la territorialité ; (3) Endroits chauds, sujets brûlants, qui traitera des politiques au sujet des terres et de la privation de terres ; (4) Constructions de terres et politiques environnementales.

Vos propositions sont les bienvenues ! REPAP est plus particulièrement à la recherche de communications faisant le lien entre la race, l’ethnicité et les peuples autochtones et contribuant à faire avancer la discipline et ses fondements théoriques et méthodologiques.

23) Responsabilités des conférenciers

Les conférenciers doivent être membres en bonne et due forme de l’ACSP (voir no 2 plus haut). Tous les conférenciers doivent s’inscrire au congrès. Les conférenciers doivent préparer un document qui regroupe les points saillants de leur communication. Si, en raison de circonstances imprévues, vous n’êtes pas en mesure d’assister au congrès, vous êtes prié d’en aviser le coordonnateur approprié aussitôt que possible. Nous vous remercions à l’avance de votre professionnalisme en la matière.

Une bonne présentation constitue la base d'une séance réussie. Voici quelques directives qui vous aideront à préparer une bonne présentation. Il ne faut jamais lire une communication mot à mot. De telles présentations sont souvent monotones. De plus, le temps imparti étant limité, l'auteur qui lit son texte risque de se voir interrompre par le président de la séance avant d'avoir atteint le point crucial de son exposé. Il est préférable de donner les grandes lignes : but de la recherche, description de l'échantillon, méthodologie, problématique, principales observations, conclusions ou recommandations. Le temps alloué à chacun de ces points peut varier selon l'importance que l'auteur leur attribue. Il est conseillé à tout conférencier inexpérimenté de se préparer un texte de 5 pages dactylographiées.

Les conférenciers participant à une table ronde ou à une présentation visuelle doivent apporter avec eux des exemplaires de leurs résumés de leur recherche et ce, afin de favoriser une discussion plus fructueuse.

24) Responsabilités des présidents de séance et des commentateurs

Le président est responsable du bon déroulement de chaque séance. Le succès d'une séance dépend souvent de l'aptitude du président à limiter la durée des exposés et des interventions de façon à donner à chacun l'occasion de s'exprimer. Les principales responsabilités du président sont les suivantes :

ouverture de la séance à l'heure prévue et brève introduction ;
présentation des participants avant leurs communications ;
respect du temps imparti à chaque conférencier et commentateur ;
animation des discussions ; et,
levée de la séance à l'heure fixée afin de libérer le local pour la séance suivante.

Les présidents sont tenus de signaler toute absence d'un conférencier à une séance, en précisant le numéro de la séance au coordonnateur de la section concernée. Pour les séances où des commentateurs sont censés préparer à l'avance leur analyse, le président peut à son gré annuler la participation de tout auteur qui n'aurait pas soumis un exemplaire de sa communication aux commentateurs, deux semaines avant la séance.

Les commentateurs doivent préparer à l'avance des commentaires analytiques ou critiques pertinents sur les communications présentées lors des séances. La durée des discussions est déterminée par le président. Les commentateurs ne sont pas tenus de commenter des communications qu'ils n'auraient pas reçues avant la séance.

25) Instructions pour soumettre un projet d'exposé
Veuillez lire/imprimer les Instructions pour soumettre un projet d'exposé avant de soumettre votre projet. Si vous avez soumis un projet d’exposé en 2007, 2008 ou 2009, vos codes d’accès sont encore valides.