Association canadienne de science politique
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Invitation à soumettre
des projets d’exposé

83e congrès annuel 2011
Wilfrid Laurier University

Pour les besoins du présent document, il est entendu que le masculin comprend le féminin.

Présidente du comité du programme -
Debora VanNijnatten (WLU)

Représentant local, comité du programme - Andrea Perrella (WLU)

Le comité du programme vous invite à soumettre vos projets d’exposé en vue du congrès annuel de l'Association canadienne de science politique, qui aura lieu à la Wilfrid Laurier University à Waterloo les 16, 17 et 18 mai 2011.

Veuillez soumettre votre projet d’ici le 3 novembre 2010. Les projets reçus après cette date ne seront pas pris en considération. Le comité vous incite à soumettre des projets qui sont reliés à l'un ou l'autre des domaines de la science politique et espère élaborer un programme qui témoigne de l'étendue et la diversité de cette discipline. Il y a plusieurs façons de participer au congrès. Le comité est à la recherche de propositions pour une seule communication, plusieurs communications (panels), des tables rondes ainsi que des présentations visuelles. Les propositions pour des panels, incluant des commentateurs, sont particulièrement bienvenues.

Renseignements généraux : EN VUE D’ASSURER LE BON DÉROULEMENT DU CONGRÈS, NOUS VOUS INCITONS À LIRE ATTENTIVEMENT LA SECTION QUI SUIT AVANT DE SOUMETTRE VOTRE PROJET.

1) Toutes les personnes qui participent au congrès de l'ACSP doivent s'inscrire au congrès de l'ACSP. Les participants qui ne le font pas entraînent une perte de revenus pour l’ACSP et une augmentation éventuelle des frais d'inscription. En ne payant pas, les participants privent l’ACSP d'un soutien financier indispensable et pénalisent leurs collègues qui s'inscrivent en leur faisant payer des frais plus élevés.

2) Pour les exposés acceptés et ayant un seul auteur ou plusieurs auteurs, chaque auteur doit avoir acquitté sa cotisation à l’ACSP d’ici le 31 mars 2011. Des exemptions de cotisation seront accordées par le secrétriat de l'ACSP aux invités du comité du programme, aux étrangers qui peuvent fournir la confirmation qu’ils sont membres en règle de leur association nationale ou aux personnes provenant d’autres disciplines. Veuillez communiquer avec le secrétariat de l'Acsp pour vérifier votre dossier si nécessaire. Les présidents des séances, les commentateurs et les personnes faisant partie des tables rondes ne sont pas tenus d'être membres de l'ACSP, mais nous les encourageons bien sûr à le devenir.

3) L'ACSP reçoit une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada pour aider les membres des régions éloignées à venir au congrès. Ces fonds sont surtout destinés aux membres les moins établis. Veuillez lire les Règlements pour les bourses de voyage avant de soumettre votre projet afin de savoir si vous êtes admissible.

4) L'ACSP est heureuse d'annoncer la tenue du neuvième concours en vue de l'attribution du Prix Jill-Vickers. Ce prix sera décerné en 2012 à l'auteur ou aux auteurs de la meilleure communication présentée au congrès 2011 de l'ACSP sur un sujet traitant du genre et la politique. De plus amples renseignements seront disponibles plus tard au Prix Jill-Vickers.

5) La présence des auteurs des communications qui sont présentées au congrès est exigée.

6) Les auteurs des exposés seront considérés pour le rôle de président ou de commentateur des autres séances.

7) Chaque coordonnateur de section au sein du comité du programme regroupe tous les exposés reçus et les assigne à telle ou telle séance en tenant compte des préférences exprimées par les conférenciers et de l’ensemble du programme. Ceux qui désirent présenter une recherche encore en cours devraient le faire dans le cadre des tables rondes ou des présentations visuelles.

8) La communication devrait être dactylographiée à SIMPLE INTERLIGNE, ne pas dépasser – comme pour la RCSP – 8000 mots et n’avoir jamais été publiée. Le document doit être terminé d’ici le 2 mai 2011 et envoyé par courriel au coordonnateur de la section pertinente et aux autres personnes participant à la séance. Les adresses de courriel seront indiquées dans le programme en ligne. Veuillez aussi faire parvenir une copie de votre texte (format PDF) au secrétariat de l'ACSP pour le téléchargement vers le site Web de l'ACSP. Nous rappelons aux auteurs d’ajouter une note sur le document en ligne indiquant que leur communication ne peut faire l’objet de citations tant et aussi longtemps qu’une version finale n’aura pas été téléchargée vers le site Web de l’ACSP.

Le fait de ne pas respecter la date limite du 2 mai 2011 risque d’amener le président à exclure la communication de la séance. De plus, le commentateur ne sera pas tenu de faire des commentaires sur une communication qu’il n’aura pas reçue avant la séance. Ce serait dommage pour les autres congressistes.

9) Nous recommandons aux conférenciers de dactylographier sur une page un résumé de leur exposé de manière à en distribuer des exemplaires à l’auditoire.

10) Si vous ne présentez pas un exposé mais aimeriez être président et/ou commentateur lors du congrès, veuillez contacter le secrétariat de l’ACSP à cpsa-acsp @ cpsa-acsp.ca.

11) Toutes les salles où se dérouleront les séances seront équipées d'un ordinateur avec Powerpoint, d'un vidéoprojecteur et d'un rétroprojecteur. Les auteurs de communications peuvent aussi apporter leur ordinateur portatif, qui pourront être branchés dans les consoles multimédia.

12) Toute demande de renseignements d’ordre général ou des problèmes avec le processus pour soumettre un projet devraient être adressés au secrétariat de l’ACSP à cpsa-acsp @ cpsa-acsp.ca.

13) Coordonnateurs de section et organisateurs d'atelier faisant partie du comité du programme :

Politique canadienne – Alain Noël (Montréal)
Politique comparée – André Lecours (Ottawa) / Kimberly Manning (Concordia)
Section ACSP/AÉI-Canada sur les relations internationales – Samantha Arnold (Winnipeg, AÉI-Canada) / Timothy Donais (WLU, AÉI-Canada/ACSP)
Politique locale et urbaine – Emmanuel Brunet-Jailly (Victoria)
Comportement politique/sociologie – Laura Stephenson (UWO)
Économie politique - Marjorie Griffin Cohen (SFU)
Théorie politique – Colin Farrelly (Queen’s) / Loren King (WLU)
Politique provinciale et territoriale – Douglas Brown (St.FX)
Administration publique – Carolyn Johns (Ryerson)
Droit et analyse de politiques – Gerard Boychuk (Waterloo)
Femmes, genre et politique – Cheryl Collier (Windsor)
Race, ethnicité, peuples autochtones et politique – Ravi de Costa (York)
L’enseignement et l’apprentissage de la science politique (section pilote) – Heather Smith (UNBC) / Janice Newton (York)

Atelier 1 - L’enseignement et l’apprentissage de la science politique – Heather Smith (UNBC) / Janice Newton (York)

Atelier 2 – Politique canadienne : Penser le Canada avec ou sans le Québec? - François Rocher (Ottawa)

Atelier 3 – Politique comparée : L’étude de la politique chinoise à l’ère de la mondialisation : les implications pour les chercheurs en RPC et au Canada - Kimberly Manning (Concordia) / André Lecours (Ottawa)

Atelier 4 – Section ACSP/AÉI-Canada sur les relations internationales : L’avenir des efforts de consolidation de la paix : Haïti, Afghanistan et au-delà - Timothy Donais (WLU, AÉI-Canada/ACSP) / Samantha Arnold (Winnipeg, AÉI-Canada)

Atelier 5 – Section ACSP/AÉI-Canada sur les relations internationales : Le Canada et sa politique du Nord : thèmes, tensions et contradictions - Samantha Arnold (Winnipeg, AÉI-Canada) / Timothy Donais (WLU, AÉI-Canada/ACSP)

Atelier 6 – Comportement/sociologie politique – L’opinion publique au Canada Organisatrice - Laura Stephenson (UWO)

Atelier 7 – Économie politique – Qu’offre l’économie politique à un monde en crise? L’économie / l’environnement social / la reproduction sociale et la main-d’œuvre - Marjorie Griffin Cohen (SFU)

Atelier 8 – Théorie politique – Justice internationale et gouvernance mondiale - Colin Farrelly (Queen’s) / Loren King (WLU)

Atelier 9 – Administration publique – Études internationales/études sur le développement et administration publique - Carolyn Johns (Ryerson)

Atelier 10 – Analyse de politiques – Les dimensions transnationales des politiques publiques nationales - Gerard Boychuk (Waterloo)

Atelier 11 – Femmes, genre et politique – Le féminisme et les institutions : théorie, pratique et pouvoir - Cheryl Collier (Windsor)

Atelier 12 – Femme, genre et politique et Politique/comportement politique – Femme, genre et politique : analyse quantitative - Laura Stephenson (UWO) / Cheryl Collier (Windsor)

Atelier 13 - Race, ethnicité, peuples autochtones et politique – L’État, l’autodétermination des peuples autochtones et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones - Ravi De Costa (York)

14) Seuls les projets d’exposé soumis par le biais du site Web seront pris en considération. Un exposé qui ne répond à toutes les exigences ne sera pas admissible au congrès de l’ACSP.

15) Un projet ne peut être soumis qu’à une seule section. Le coordonnateur de la section de votre choix enverra votre projet à un autre coordonnateur de section au besoin. La personne qui soumet le projet, le secrétariat de l'ACSP et le coordonnateur de section recevront une confirmation de la réception du projet. Si vous n'avez pas reçu un accusé de réception après l’envoi de votre projet, veuillez communiquer avec le secrétariat au cpsa-acsp @ cpsa-acsp.ca. Les coordonnateurs de section vous indiqueront si le projet est accepté ou refusé en décembre 2010.

16) Il y a une limite de trois présentations par personne ; deux peuvent être des communications. Cette règle ne s’applique pas aux présidents et aux commentateurs.

17) Critères d’admissibilité (tels qu’approuvés à la réunion du conseil d’administration de l’ACSP du 3 décembre 2005) :

a) Normalement, des projets soumis par des étudiants à la maîtrise ne seront pas acceptés. Seuls les projets soumis de concert avec un professeur seront pris en considération.

b) Si un projet ne cadre pas, il sera pris en considération pour une présentation visuelle ou refusé.

c) Le projet doit porter sur une question claire ; le contenu doit faire preuve de rigueur analytique, être original et contribuer à l’avancement des connaissances.

d) Les projets soumis par de jeunes chercheurs ou des projets qui ne cadrent pas avec le programme établi seront pris en considération pour une présentation visuelle.

e) Si un projet contient beaucoup de données ou gagnerait à faire l’objet d’une présentation visuelle, il serait pris en considération pour une présentation visuelle.

f) Si le comité du programme reçoit plus de projets de qualité que le nombre prévu pour le programme, certains pourraient être pris en considération pour une présentation visuelle.

18) Un projet d’une seule communication doit inclure un résumé de 250 mots. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Le résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes de l'auteur. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2010 afin d’y apporter les modifications nécessaires. Si votre projet est accepté, votre résumé sera affiché sur le site Web de l'ACSP.

19) Un projet de plusieurs communications (panel) doit être soumis par une seule personne. Le projet doit inclure le titre, un résumé de 250 mots décrivant la séance et un résumé de 250 mots pour chaque communication. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Chaque résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes des auteurs. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2010 afin d’y apporter les modifications nécessaires. Si le projet de plusieurs communications est accepté, les résumés des communications soumis seront affichés sur le site Web de l'ACSP.

Les projets de plusieurs communications de participants provenant du même département ne sont pas permis, car ces types de séance peuvent être facilement organisés dans les départements eux-mêmes. Les projets dont deux des trois ou quatre auteurs proviennent du même département sont acceptables. Les présidents de séances et les commentateurs peuvent provenir de n'importe quel département.

20) Un projet de table ronde doit inclure un résumé de 250 mots. C’est la longueur maximale de texte qu’on peut écrire sur le formulaire prévu à cette fin. Le résumé doit décrire brièvement l'argumentation qui sera proposée, identifier la méthode d'analyse qui sera utilisée, expliquer la pertinence théorique du projet par rapport aux recherches existantes dans le domaine et situer le projet dans les intérêts de recherche plus vastes des membres de la table ronde. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2010 afin d’y apporter les modifications nécessaires.

Pour qu’il y ait assez de temps pour chaque présentation et des discussions lors de la séance de 1 heure et 45 minutes, il est recommandé de ne pas dépasser quatre présentations par table ronde.

21) Un projet de présentation visuelle

La séance des présentations visuelles est destinée aux travaux qui comprennent beaucoup de tableaux, de graphiques et/ou de chiffres ou encore aux recherches qui en sont encore à un stade conceptuel (bien que la présentation visuelle doive inclure des résultats préliminaires). Les présentations visuelles donneront aux auteurs la chance de discuter de leurs travaux avec les congressistes intéressés.

Les présentations visuelles auront toutes lieu dans la même salle. Les auteurs pourront s'installer à partir de 16 h le jour de la séance. Les auteurs devront être présents à la séance.  Un commentateur sera affecté à chaque présentation visuelle. Toutefois, pour faciliter la discussion, les auteurs doivent fournir à l’avance au commentateur un résumé de 2000 mots. Ces résumés doivent être entre les mains du coordonnateur de section et du commentateur d’ici le 2 mai 2011.

Un panneau mesurant 4 pi de haut et 6 pi de large sera fourni aux auteurs afin qu'ils y affichent les éléments suivants : le titre de la présentation et l'auteur/les auteurs, une copie du résumé (en gros caractères), une introduction, les méthodes, les résultats et une courte bibliographie et tout tableau ou chiffre qui montre les résultats de la recherche. Ces éléments devaient être apposés sur les panneaux avant la séance et y demeurer jusqu’à la fin du congrès ou jusqu’au jour où l’auteur quitte le congrès. À ne pas oublier : les représentations visuelles des résultats sont plus efficaces qu'un texte.

Les projets peuvent prendre la forme de communications ou de présentations visuelles. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2010 afin d’y apporter les modifications nécessaires. À noter : le comité du programme peut décider que certains projets se prêteraient mieux à des présentations visuelles et en avisera les intéressés d'ici le 15 décembre 2010 s'ils doivent faire plutôt une présentation visuelle.

Un prix pour la meilleure présentation visuelle sera décerné par le comité du programme. Les critères suivants, qui ont été approuvés lors de la réunion du conseil d’administration de l’ACSP le 3 décembre 2005, seront utilisés pour évaluer les présentations visuelles et choisir le lauréat : impact visuel, clarté et contribution à la quête du savoir. Le prix, qui consistera en une adhésion de trois ans à l'ACSP (incluant un abonnement de trois ans à la RCSP), sera remis au lauréat lors du dîner du congrès.

La présentation qui a remporté le prix en 2006 est disponible sur le site Web de l’ACSP au http://www.cpsa-acsp.ca/papers-2006/Bastien.ppt à titre de référence.

22) Un projet à l’intérieur d’un atelier

Le programme comprendra plusieurs ateliers d'une journée ou d'une demi-journée portant sur des thèmes particuliers. Les projets à l’intérieur d’un atelier doivent être conformes aux conditions énoncées plus haut, aux points 17), 18) ou 19). Veuillez fournir un résumé, y compris une explication du lien que vous voyez entre votre projet et le thème de l’atelier. Toutes les personnes inscrites au congrès peuvent assister aux ateliers. Une fois que vous aurez soumis votre projet, vous pourrez y avoir accès jusqu’au 3 novembre 2010 afin d’y apporter les modifications nécessaires.

Atelier 1 – L’enseignement et l’apprentissage de la science politique
Organisatrices : Heather Smith (UNBC) / Janice Newton (York)

Nous avons le plaisir de lancer le premier atelier sur « L’enseignement et l’apprentissage de la science politique ». L’atelier réunira plusieurs lauréats de prix d’excellence en enseignement et inclura une série de panels/communications.

Les thèmes abordés peuvent être propres à la discipline ou encore consister en des sujets plus vastes reliés aux recherches sur l’enseignement et l’apprentissage. Par exemple : des devoirs novateurs au sujet de concepts clés en science politique, comme la démocratie, le fédéralisme, la sécurité; des réflexions sur la pédagogie et les politiques en matière d’enseignement; l’enseignement et les compétences transversales; la conception de dossiers pédagogiques; des conseils à l’intention des enseignants débutants; l’enseignement destiné aux élèves du deuxième millénaire; l’enseignement des philosophies; la conception de résultats d’apprentissage et la mise en œuvre connexe; l’intégration de l’international dans la classe; l’apprentissage actif dans de grandes classes.

Nous vous invitions à nous soumettre vos projets, qu’il s’agisse d’une seule communication ou de panels, ou encore de séances d’enseignement et d’apprentissage interactives. Veuillez s’il vous plaît toujours indiquer dans quel type de séance le projet sera présenté. Dans le cas de séances d’enseignement et d’apprentissage interactives, nous vous demandons d’inclure des renseignements sur le genre d’activités qui feront partie de la séance. Pour les communications individuelles et les panels, la formule habituelle serait utilisée. Les séances d’enseignement et d’apprentissage interactives devraient inclure des techniques d’enseignement et d’apprentissage interactives; ces séances seront organisées de manière à pouvoir être insérées dans les créneaux du congrès de l’ACSP.

Atelier 2 – Politique canadienne – Penser le Canada avec ou sans le Québec ?
Organisateur : François Rocher (Ottawa)

Dans la foulée de la Révolution tranquille et de la saga constitutionnelle qui a marqué la fin des années 1960 jusqu’à l’échec des tentatives de modifications constitutionnelles de Meech et de Charlottetown, le Québec occupait une place importante dans les analyses et les travaux en politique canadienne. Depuis 20 ans, il semblerait que l’attention accordée au Québec, dans les travaux scientifiques, ait progressivement décliné dans certains domaines de recherche alors qu’il a pu se maintenir dans d’autres. De nouveaux thèmes retiennent désormais davantage l’attention des chercheurs (la mondialisation, l’environnement, les mouvements sociaux, l’impact de la Charte sur les institutions politiques, la santé, la politique étrangère canadienne, etc.). L’objectif de cet atelier est double : prendre la mesure de l’attention accordée au Québec, comme variables dépendante ou indépendante, dans les recherches en politique canadienne; encourager la diffusion de travaux portant sur la place qu’occupe le Québec au sein de la fédération canadienne. Différents thèmes peuvent être abordés, dont notamment :

• Le développement des politiques publiques au Canada et la prise en compte du « modèle québécois »;
• Les relations fédérales-provinciales;
• Les politiques vis-à-vis les Autochtones;
• Partis politiques et élections;
• Identité et citoyenneté;
• L’avenir politique et constitutionnel du Canada.

Atelier 3 – Politique comparée – L’étude de la politique chinoise à l’ère de la mondialisation : les implications pour les chercheurs en RPC et au Canada
Organisateurs : Kimberly Manning (Concordia) / André Lecours (Ottawa)

Au cours des dernières années, le nombre de chercheurs qui étudient la politique chinoise au Canada augmente rapidement. Parallèlement, la discipline de la science politique en République populaire de Chine fait l’objet d’une diversification, d’une internationalisation et d’une indigénisation. Grâce à cet atelier, nous espérons réunir des chercheurs du Canada et de la Chine (ainsi que ceux qui s’intéressent aux relations entre les deux pays) qui pourraient ainsi présenter leurs travaux et en discuter ensemble.

Nous invitons les chercheurs à l’œuvre dans n’importe lequel des sous-domaines de la science politique et des disciplines reliées à l’histoire politique et à la sociologie politique à soumettre leurs projets d’une seule communication ou de panel pour cet atelier qui portera sur un vaste éventail de sujets, dont les processus politiques reliés à la mondialisation de la Chine (à l’intérieur même du pays comme sur la scène internationale), l’évolution récente du projet actuel de réforme économique et politique de la Chine et l’internationalisation de la science politique tant en Chine qu’au Canada. Nous sommes surtout à la recherche de projets ayant trait, d’une part, à des questions de théorie, de méthodologie et de collaboration transnationale ou, d’autre part, à la relation entre la recherche universitaire et l’élaboration des politiques gouvernementales en Chine et au Canada.

L’atelier se déroulera sur une journée; il aura lieu avant le début du congrès (le 15 mai 2010) et sera suivi d’une série de panels tout au long du congrès lui-même.

Atelier 4 – Relations internationales – L’avenir des efforts de consolidation de la paix : Haïti, Afghanistan et au-delà
Organisateurs : Timothy Donais (WLU, AÉI-Canada/ACSP) / Samantha Arnold (Winnipeg, AÉI-Canada)

On entend de plus en plus dire que la consolidation de la paix est en crise de nos jours. Au cours des dernières années, le dossier des efforts internationaux déployés pour guider des sociétés déchirées par la guerre vers une paix durable laisse à désirer et si la remise en question, sur le plan théorique, du modèle libéral dominant de consolidation de la paix prend de l’ampleur ces dernières années, la solution de rechange, s’il en existe une, n’est pas claire.

L’atelier que nous proposons ici explorera l’état actuel des efforts de consolidation de la paix à la suite d’un conflit et les perspectives d’avenir en la matière. Pour ce faire, trois panels interreliés seront organisés ; ils s’appuieront à la fois sur des expériences canadiennes et sur des situations dans lesquelles le Canada est impliqué à fond. Le premier panel sera axé sur Haïti, notamment sur les leçons tirées de l’expérience récente de consolidation de la paix dans ce pays et les perspectives d’une paix plus stable au lendemain du tremblement de terre de janvier 2010. Le deuxième panel portera sur l’Afghanistan et sur les possibilités de renverser une situation politique et un climat d’insécurité en pleine détérioration grâce à des efforts plus cohérents axés sur la consolidation de la paix. Le dernier panel explorera les politiques officielles du Canada et les perspectives d’avenir connexes, surtout à la lumière de l’important rôle que joue le Canada dans les efforts visant à apporter paix et stabilité tant en Haïti qu’en Afghanistan.

Les projets de communication axés sur au moins une des facettes du thème général de l’atelier sont les bienvenus, tout comme les projets qui traitent de questions touchant à l’ensemble des trois panels, comme l’équilibre entre les rôles des militaires et des citoyens dans les efforts de consolidation de la paix, la viabilité de la « consolidation de la paix par la reconstruction de l’État », le rôle et les significations de l’appropriation locale des processus de consolidation de la paix et la consolidation de la paix dans ses rapports avec l’économie politique.

Atelier 5 – Relations internationales – Le Canada et sa politique du Nord : thèmes, tensions et contradictions
Organisateurs : Samantha Arnold (Winnipeg, AÉI-Canada) / Timothy Donais (WLU, AÉI-Canada/ACSP)

Vers la fin de la guerre froide, le Canada s’est rapidement employé à institutionnaliser la vision de l’Arctique souhaitée par le président Mikhail Gorbachev dans son célèbre discours à Murmansk en 1987, à savoir celle d’un espace coopératif et démilitarisé. Dans un tel contexte, les efforts du Canada en vue de mettre sur pied le Conseil de l’Arctique n’ont pas été considérés comme une simple initiative canadienne; ces efforts et d’autres activités multilatérales dans la région ont été vus comme l’expression d’une vision particulièrement canadienne de l’Arctique dans la mesure où elle repose sur l’idée qu’un partenariat avec les populations autochtones du Nord représentait une contribution spécifiquement « canadienne » à la gouvernance de l’Arctique circumpolaire. C’est cela plus que toute autre chose qui est devenue la base des prétentions du Canada selon lesquelles il est bien placé pour assumer un rôle de leader dans l’élaboration d’un système coopératif, inclusif et fondé sur des règles dans le Nord.

Les énoncés de politique étrangère du Canada au sujet du Nord révèlent dans quelle mesure ce « partenariat » avec les populations autochtones du Nord est devenu, sur le plan de la rhétorique du moins, le principe qui inspire les engagements du Canada dans le Nord. Tout récemment, dans sa Stratégie pour le Nord du Canada (2009), le gouvernement Harper énonçait les quatre piliers sur lesquels est fondée la politique canadienne du Nord – la souveraineté, le développement durable, la protection de l’environnement et la décentralisation. Ces éléments combinés reflètent clairement l’importante dimension nationale des politiques du Canada à l’égard du Nord.

Des contradictions ne sont pas toutefois difficiles à trouver. Le Canada cultive activement une certaine image de la région, celle d’un espace de coopération, mais la politique canadienne est également animée par une image de ‘notre Nord’ assiégé. Dans ce contexte, les commentaires récents du ministre Cannon au sujet des intentions du Canada d’affirmer son leadership, son intendance et son droit de propriété dans cette région en raison du fait que nous sommes une nation et une puissance de l'Arctique sont éloquents.

Autre contradiction entre le programme explicite du Canada à l’égard du Nord et les actions entreprises : le gouvernement ne réussit pas à mettre en œuvre pleinement l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut alors qu’un argument clé sous-tendant l’affirmation des droits de souveraineté du Canada sur ces eaux est qu’elles sont à l’intérieur du Canada précisément parce qu’elles sont depuis toujours occupées et utilisés par les Inuits. D’autres tensions aussi manifestes sont soulevées par l’enthousiasme du Canada pour la tenue de rencontres de l’‘Arctic 5’ (les cinq États côtiers) en vue de permettre la discussion de questions clés ayant trait au Nord, mais en court-circuitant non seulement les partenaires autochtones, mais aussi le Conseil de l’Arctique et la communauté internationale dans son ensemble.

Les organisateurs de cet atelier souhaitent recevoir des projets de communication sur ces thèmes, ces tensions et ces contradictions. Les communications seront regroupées en trois volets. Le premier panel, qui aura pour thème « Le Canada et la région circumpolaire : coopération et conflit », offrira l’occasion de situer l’atelier dans un contexte donné à travers l’examen des principaux enjeux géostratégiques et des grandes préoccupations régionales d’un point de vue canadien. Des communications explorant les aspects politiques, juridiques et sociaux des constants différends de souveraineté dans la région, les partenariats bilatéraux et multilatéraux, la sécurité (au sens large), les politiques étrangères et de défense ainsi que les sites potentiels de conflit/coopération dans la région sont les bienvenues.

Le deuxième volet, intitulé « Le lien entre le national et l’international », viendra mettre en évidence le fait que les problèmes auxquels le Canada (et les Canadiens) fait face dans le Nord comportent des facettes et des implications nationales et internationales qui compliquent l’élaboration d’une politique du Nord cohérente dans l’un ou l’autre contexte. Nous sommes à la recherche ici de communications qui explorent cette question quant au développement du Nord, au « nouvel esprit de partenariat » avec les populations autochtones du Nord, à la nordicité et à l’unité nationale, à la souveraineté ou à la diplomatie publique, pour ne citer que ces exemples.

Compte tenu du fait que le rôle du Canada dans le Nord est façonné et limité par des tensions tant à l’intérieur du pays que sur la scène internationale, le troisième volet, intitulé « Les efforts du Canada en vue d’obtenir le leadership dans la région circumpolaire », offre l’occasion d’évaluer d’une manière éclairée les réalisations et les faiblesses réelles et potentielles du Canada dans le rôle de leadership qu’il s’est donné dans le Nord international. Pour ce volet, nous sommes à la recherche de communications qui, entre autres, examinent les contributions du Canada à l’élaboration de structures et de normes de gouvernance régionale, aux partenariats avec des peuples autochtones ou à la promotion de la durabilité de l’environnement et du développement économique.

Atelier 6 – Comportement/sociologie politique – L’opinion publique au Canada
Organisatrice : Laura Stephenson (UWO)

L’opinion publique peut avoir un impact important sur la politique. Qu’il s’agisse du sort d’un député plongé dans un scandale, du succès d’une mesure législative controversée ou du progrès de négociations bilatérales, on ne peut être sûr de l’humeur du public ni ne pas en tenir compte. Or, il y a pourtant des limites à ce que nous savons au sujet de l’opinion publique au Canada. Cet atelier a pour but de présenter des communications qui éclairent la nature et les conséquences de l’opinion publique canadienne.

Plusieurs questions motivent la tenue de cet atelier. À propos de l’opinion publique : Que pensent les Canadiens de différentes politiques particulières, comme l’immigration, le commerce, les soins de santé et l’avortement? Y a-t-il un consensus ou les opinions sont-elles partagées? Et ce qui est peut-être plus important encore, pourquoi les Canadiens ont-ils telle ou telle opinion? Y a-t-il des variations systématiques selon les régions, les données démographiques, les valeurs ou l’esprit de parti? À propos des conséquences de l’opinion publique : Quel rôle l’opinion publique joue-t-elle dans les élections? Comment les campagnes électorales sont-elles influencées, si elles le sont, par l’opinion publique? La classe politique tient-elle compte de l’opinion publique? Dans l’affirmative, sur quelles questions et dans quelles circonstances l’opinion publique a-t-elle un impact?

Les chercheurs qui s’intéressent à n’importe lequel aspect de ces questions, surtout ceux qui étudient l’opinion publique d’un point de vue comparatif, sont invités à soumettre un projet de communication pour cet atelier.

Atelier 7 – Économie politique – Qu’offre l’économie politique à un monde en crise? L’économie / l’environnement social / la reproduction sociale et la main-d’œuvre
Organisatrice : Marjorie Griffin Cohen (SFU)

La crise économique mondiale et les problèmes découlant de la tendance actuelle à détruire l’environnement sont reconnus comme deux enjeux connexes de l’économie politique contemporaine. À cela s’ajoutent les problèmes, moins évidents mais tout aussi importants, affectant la reproduction sociale et la main-d’œuvre et découlant des tentatives entreprises pour faire face aux problèmes économiques et environnementaux. Les initiatives toutes récentes pour essayer de trouver des solutions à la crise financière et aux changements climatiques ont tendance à ne pas tenir compte des impacts sociaux et ne font presque rien pour changer les inégalités actuelles reliées à la classe sociale, au sexe, à la race et à d’autres catégories associées aux défavorisés de la planète.

Dans cet atelier, nous discuterons et débattrons des approches contemporaines en économie politique. Nous espérons qu’en plus des analyses des raisons des échecs systémiques observés, il y aura des débats à propos des approches les plus susceptibles de fournir des solutions synchronisées afin que chaque sphère distincte (c.-à-d. l’économie, la politique, l’environnement et la dimension sociale) ne soient pas traités séparément et en marge des autres.

L’atelier portera surtout sur l’avenir de l’économie politique, non seulement au Canada, mais aussi à l’échelle mondiale. Voici quelques questions qui pourraient être envisagées bien que d’autres sujets reliés au thème principal soient les bienvenus : de quelles manières les approches reconnues de l’économie politique sont-elles influencées par la crise économique de 2008? Quelles sont les principales divergences entre les économistes politiques actuels et les grands débats qui s’ensuivent? Compte tenu du gigantesque échec du paradigme dominant, pourquoi des changements majeurs dans les institutions politiques et économiques semblent-ils si impossibles? L’économie politique canadienne offre-t-elle des enseignements qui pourraient être utiles pour la résolution de problèmes mondiaux? Des économies de marché coordonnées sont-elles mieux en mesure de favoriser la diversité et le succès parmi les systèmes capitalistes de l’avenir? Quelles actions des gouvernements à travers le monde montrent qu’ils ne se contentent pas de circonscrire les crises, mais qu’ils mettent de l’avant de nouvelles idées pour l’avenir? Que devrions-nous utiliser comme « critères de succès » dans les systèmes d’évaluation des systèmes d’économie politique? Comment l’économie politique réagit-elle devant l’émergence de nouvelles puissances au sein du système mondial, de puissances qui remettent en question l’hégémonie de l’Occident?

L’atelier consistera en une série de panels reflétant les thèmes clés qui émergeront des projets soumis. Nous attendons donc avec impatience vos projets de communication!

Atelier 8 – Théorie politique – Justice internationale et gouvernance mondiale
Organisateurs : Colin Farrelly (Queen’s) / Loren King (WLU)

Les organisateurs de l’atelier invitent les théoriciens politiques à soumettre des projets de communication qui explorent les thèmes de la justice internationale et de la gouvernance mondiale. Quels devoirs et obligations avons-nous envers les non-ressortissants? Quels principes et institutions internationales (actuelles ou éventuelles) conviennent le mieux pour faire face aux divers sujets de préoccupation qui surgissent dans le monde de nos jours? Et quelles figures historiques dans le canon de la théorie politique (par ex., Aristote, Hobbes, Kant, etc.) prônent des idées et des concepts qui nous aident à relever les défis que pose le monde complexe et interdépendant d’aujourd’hui?

Nous sommes à la recherche de projets de communication portant sur ces thèmes et les questions connexes du point de vue de l’un ou l’autre des secteurs de la théorie politique (par ex., la théorie normative, l’histoire de la pensée politique, la théorie pratique, etc.) et apportant des précisions et des réflexions sur la justice internationale et la gouvernance mondiale. Qu’il s’agisse du cosmopolitisme, du nationalisme ou des questions reliées à la situation sanitaire dans le monde, à l’immigration et aux institutions internationales, les projets de communication que nous vous invitons à soumettre doivent relier la théorie aux considérations pratiques qui surgissent en cette ère de la mondialisation.

L’atelier comprendra plusieurs volets regroupant chacun trois communications et un commentaire.

Atelier 9 – Administration publique – Études internationales/études sur le développement et administration publique
Organisatrice : Carolyn Johns (Ryerson)

Au cours de la dernière décennie, l’intérêt grandissant des chercheurs pour les études internationales et les études sur le développement remet en question l’approche comparative traditionnelle de l’administration publique et les frontières traditionnelles entre la théorie et la pratique eu égard à l’administration publique. Cet atelier portera essentiellement sur les frontières de la recherche à l’articulation de plus en plus grande de ces deux champs interdisciplinaires et sur les défis associés à l’intégration des études internationales et des études sur le développement à l’administration publique en termes de théorie, de recherche, d’enseignement et de pratique. Nous examinerons le rôle central de l’administration publique dans les relations internationales et le développement, les implications pour les chercheurs privilégiant surtout l’administration canadienne et les comparaisons entre les administrations publiques, l’influence des organisations internationales et des mouvements sociaux à l’échelle de la planète ainsi que sujets qui sont davantage d’actualité, comme la crise économique mondiale, la réforme du secteur public, les capacités et l’administration démocratique.

Cet atelier d’une demi-journée ou d’une journée complète pourrait comprendre des séances en bonne et due forme, avec des auteurs présentant leurs communications et des commentateurs, ainsi que des tables rondes plus informelles où chercheurs et étudiants pourraient discuter ensemble d’enjeux et de thèmes reliés aux études internationales, aux études sur le développement et à l’administration publique. Bien que des projets de communication individuels soient les bienvenus, nous vous encourageons fortement à présenter des projets de panel. Nous souhaitons également recevoir des projets de communication sur des recherches portant sur des pays, des régions ou des juridictions donnés.

Atelier 10 – Analyse de politiques – Les dimensions transnationales des politiques publiques nationales
Organisateur : Gerard Boychuk (Waterloo)

L’analyse des dimensions transnationales des politiques publiques nationales a tendance jusqu’ici à traiter surtout des effets nationaux sur les politiques d’intégration transnationale, notamment en ce qui a trait à l’intégration économique transnationale. Cet atelier permettra de faire le point sur l’étude des effets nationaux de l’intégration transnationale tout cherchant à mieux cerner les effets externes des politiques publiques nationales.

L’atelier portera sur diverses dimensions transnationales des politiques publiques nationales et du processus d’élaboration de politiques dans divers domaines, comme l’environnement, la fiscalité et les dépenses publiques, les questions sociales, la santé et les migrations. Nous examinerons en premier lieu les effets de l’intégration transnationale sur les politiques nationales, incluant les problèmes; nous chercherons entre autres à déterminer dans quelle mesure l’intégration transnationale suscite des problèmes en matière de politiques et dans quelle mesure ces problèmes requièrent des solutions supranationales. Nous nous pencherons sur les effets de l’intégration économique transnationale sur les politiques publiques nationales, les cheminements transnationaux des idées sur les politiques et l’influence des organisations internationales, des mouvements sociaux et de la société civile à l’échelle de la planète. Nous explorerons aussi les effets des politiques supranationales et de leur élaboration sur les politiques nationales. En second lieu, l’atelier portera sur les effets externes des politiques publiques nationales – simplification ou aggravation des problèmes de politiques transnationaux ou encore promotion de l’intégration transnationale ou obstacle à cette intégration – et sur les façons dont ces impacts transnationaux sont pris en considération dans l’élaboration des politiques nationales.

Bien que des projets de communication individuels soient les bienvenus, nous vous encourageons fortement à présenter des projets de panel. Les projets d’une seule communication ou de plusieurs communications peuvent porter sur des questions thématiques dans divers secteurs des politiques ou traiter des diverses dimensions transnationales des politiques publiques nationales dans des domaines donnés, incluant, mais sans pour autant s’y restreindre, les secteurs de politiques décrits plus haut.

Atelier 11 – Femmes, genre et politique – Le féminisme et les institutions : théorie, pratique et pouvoir
Organisatrice : Cheryl Collier (Windsor)

Jusqu’à récemment, les universitaires effectuant des recherches sur les genres et la politique au Canada et ailleurs ont fait peu de cas de l’impact des architectures étatiques et des institutions sur la politique et les femmes. Or, plusieurs réseaux internationaux, incluant le Feminism and Institutionalism International Network (FIIN) et le Feminist International Network on State Architectures (FINSA), ont vu le jour, reliant ainsi des universitaires dont les travaux portent surtout sur les institutions officielles et sur les pratiques, idées et normes institutionnelles informelles qui structurent la vie politique. En 2009, la revue Politics and Gender a publié des articles présentant des points de vue critiques sur l’« institutionnalisme féministe » (vol. 5, 2), articles explorant les intersections entre le féminisme et les théories de l’institutionnalisme. Sont également annoncées pour 2010 des publications qui explorent le fédéralisme et la gouvernance multiniveau du point de vue des rapports entre les hommes et les femmes.

Cet atelier portera essentiellement sur l’influence grandissante de la recherche féministe en science politique. Dans cet esprit, nous invitons les universitaires à l’œuvre dans ce domaine à soumettre des projets de communication qui examinent le potentiel et les limites de l’institutionnalisme en tant qu’approche de l’étude du genre et de la politique. Les projets de communication devraient porter sur pourquoi et comment des structures étatiques ainsi que des normes et arrangements institutionnels affectent les interactions entre les genres et la politique et/ou évaluer comment la recherche tenant compte des genres repoussera les frontières de la recherche institutionnelle classique. Autres thèmes possibles : les paramètres des nouvelles approches féministes des institutions, l’impact des caractéristiques institutionnelles, comme l’âge, et les relations possibles entre la restructuration institutionnelle et l’évolution des économies politiques régionales/mondiales. Les projets de communication peuvent porter sur des institutions formelles ou informelles et traiter d’un seul pays ou de cas comparatifs.

Atelier 12 – Femme, genre et politique et Politique/comportement politique – Femme, genre et politique : analyse quantitative
Organisatrices : Laura Stephenson (UWO) / Cheryl Collier (Windsor)

L’étude des femmes, du genre et de la politique a sa place dans de nombreux domaines de la science politique et incorpore tout un éventail de méthodes tant qualitatives (un choix prédominant selon l’étude réalisée en 2006 par Childs et Krook) que quantitatives. Nous avons de beaucoup parfait nos connaissances sur les influences des genres sur les décisions politiques, sur le degré de représentativité de nos institutions et sur les différences remarquables dans les opinions que peut entraîner le sexe d’une personne. Dans chacun de ces cas et dans un nombre grandissant d’autres cas, l’utilisation d’une analyse quantitative s’est révélée un outil précieux pour mettre en relief l’importance des inégalités, des déséquilibres et des progrès. Bien qu’il ne s’agisse certainement pas de la seule approche qui puisse être employée pour étudier le rôle du genre dans les relations au sein de la société, la méthodologie quantitative fournit un mode d’analyse unique en son genre, qu’elle soit utilisée seule ou de concert avec des approches qualitatives.

Nous incitons les universitaires qui ont recours à des approches quantitatives dans leurs analyses portant sur les femmes, le genre et la politique à soumettre des projets de communication pour cet atelier. Étant donné l’avantage numérique des femmes dans diverses sociétés (particulièrement au Canada, où elles représentent 52 % de la population) et la pléthore des données de sondage disponibles, il y a encore de nombreuses questions qui n’ont pas été abordées – et qui pourraient l’être – à l’aide de méthodologies quantitatives. Nous espérons que cet atelier contribuera à promouvoir un dialogue sur les meilleures façons d’utiliser ces méthodes, sur les défis féministes associés à leur intégration dans ce type de recherche et sur les divers avantages dérivés de leur utilisation en vue d’ouvrir de nouveaux espaces pour les recherches sur les femmes, le genre et la politique au sein de la science politique.

Atelier 13 - Race, ethnicité, peuples autochtones et politique – L’État, l’autodétermination des peuples autochtones et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
Organisateur : Ravi De Costa (York)

Trois ans se sont écoulés depuis l’aval donné massivement à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) par l’Assemblée générale des Nations Unies. Le Canada demeure l’un des deux États-nations qui n’ont pas signé cette Déclaration. Dans cet atelier, nous voulons réunir des universitaires, des activistes, des spécialistes des politiques et des membres des communautés autochtones afin qu’ils réfléchissent ensemble à l’importance de ce document pour les aspirations des communautés autochtones et à son rôle potentiel dans l’évolution du contexte dans lequel s’élaborent les politiques du gouvernement sur les questions autochtones.

Nous vous proposons une série de panels, avec des commentateurs, ainsi qu’une discussion en table ronde. Exemples de sujets possibles : études comparatives des développements observés dans les pays qui ont donné leur aval à la DNUPDA, les droits des autochtones dans la diplomatie et la politique étrangère du Canada et les chances que le Canada signe cette déclaration; la mise en œuvre de cette déclaration; les stratégies de mobilisation des autochtones à l’aide la DNUDPA; la reconfiguration des relations entre les autochtones et l’État et les conséquences de l’autodétermination des peuples autochtones; les implications de la DNUDPA pour ce qui est des questions touchant au territoire et aux ressources, comme les revendications particulières/globales; le développement des ressources ou la privatisation des terres autochtones ainsi que les politiques sociales et culturelles en matière de santé, d’éducation et de réconciliation par exemple; les dangers et les possibilités que présentent pour les peuples autochtones des stratégies axées sur des droits.

23) Responsabilités des conférenciers

Les conférenciers doivent être membres en bonne et due forme de l’ACSP (voir no 2 plus haut). Tous les conférenciers doivent s’inscrire au congrès. Les conférenciers doivent préparer un document qui regroupe les points saillants de leur communication. Si, en raison de circonstances imprévues, vous n’êtes pas en mesure d’assister au congrès, vous êtes prié d’en aviser le coordonnateur approprié aussitôt que possible. Nous vous remercions à l’avance de votre professionnalisme en la matière.

Une bonne présentation constitue la base d'une séance réussie. Voici quelques directives qui vous aideront à préparer une bonne présentation. Il ne faut jamais lire une communication mot à mot. De telles présentations sont souvent monotones. De plus, le temps imparti étant limité, l'auteur qui lit son texte risque de se voir interrompre par le président de la séance avant d'avoir atteint le point crucial de son exposé. Il est préférable de donner les grandes lignes : but de la recherche, description de l'échantillon, méthodologie, problématique, principales observations, conclusions ou recommandations. Le temps alloué à chacun de ces points peut varier selon l'importance que l'auteur leur attribue. Il est conseillé à tout conférencier inexpérimenté de se préparer un texte de 5 pages dactylographiées.

Les conférenciers participant à une table ronde ou à une présentation visuelle doivent apporter avec eux des exemplaires de leurs résumés de leur recherche et ce, afin de favoriser une discussion plus fructueuse.

24) Responsabilités des présidents de séance et des commentateurs

Le président est responsable du bon déroulement de chaque séance. Le succès d'une séance dépend souvent de l'aptitude du président à limiter la durée des exposés et des interventions de façon à donner à chacun l'occasion de s'exprimer. Les principales responsabilités du président sont les suivantes :

ouverture de la séance à l'heure prévue et brève introduction ;
présentation des participants avant leurs communications ;
respect du temps imparti à chaque conférencier et commentateur ;
animation des discussions ; et,
levée de la séance à l'heure fixée afin de libérer le local pour la séance suivante.

Les présidents sont tenus de signaler toute absence d'un conférencier à une séance, en précisant le numéro de la séance au coordonnateur de la section concernée. Pour les séances où des commentateurs sont censés préparer à l'avance leur analyse, le président peut à son gré annuler la participation de tout auteur qui n'aurait pas soumis un exemplaire de sa communication aux commentateurs, deux semaines avant la séance.

Les commentateurs doivent préparer à l'avance des commentaires analytiques ou critiques pertinents sur les communications présentées lors des séances. La durée des discussions est déterminée par le président. Les commentateurs ne sont pas tenus de commenter des communications qu'ils n'auraient pas reçues avant la séance.

25) Instructions pour soumettre un projet d'exposé
Veuillez lire/imprimer les Instructions pour soumettre un projet d'exposé avant de soumettre votre projet. Veuillez noter que si vous n'avez pas, d'ici le 3 novembre 2010, fourni tous les renseignements requis, votre projet sera indiqué "Incomplet" et les responsables des sections peuvent ne pas y donner suite.