Rapports
Rapport du président – Hiver 2010
Keith Banting, Queen’s University
J’ai le plaisir de vous signaler que l’Association canadienne de science politique est en bonne forme et qu’elle a continué à se développer au cours de la dernière année. Notre effectif demeure nombreux, notre budget est équilibré et le congrès annuel de 2009 à la Carleton University a remporté un grand succès.
En outre, nos principaux programmes sont entre bonnes mains et semblent bien positionnés pour l’avenir. Les équipes de direction de la Revue canadienne de science politique font un travail remarquable. Csaba Nikolenyi occupe toujours le poste de codirecteur anglophone et James Kelly a été nommé directeur adjoint anglophone, poste qu’il occupe depuis le 2 septembre 2009. La directrice adjointe francophone est Nicole Bernier. Le comité de rédaction comprend également Francesca Scala et Linda Cardinal, toutes deux responsables des recensions, la première en anglais et la seconde en français. Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance aux deux équipes. Un merci tout spécial également à André Lecours pour son travail en tant que directeur adjoint du 1er juillet 2006 au 1er septembre 2009.
Stuart Soroka et le comité du programme ont préparé un excellent menu pour notre congrès qui se déroulera, cette année, à l’Université Concordia à Montréal du 1er au 3 juin. Le comité a reçu un nombre quasi record de projets de communication. Le programme est maintenant publié sur le site Web de l’ACSP. Parmi les points saillants, mentionnons la conférence plénière de David Miller, politicologue d’Oxford et auteur de divers ouvrages, dont On Nationality. Le congrès regroupera également un nombre record de tables rondes, d’ateliers et de réceptions coparrainés. Le dîner annuel aura lieu dans la verrière du Musée des beaux-arts de Montréal. Nous espérons que vous serez des nôtres.
Le Programme de stage parlementaire connaît beaucoup de succès sous l’habile direction de Garth Williams. Dix nouveaux stagiaires sont maintenant sur la Colline du Parlement, où ils profitent d’une année particulièrement intéressante pour se familiariser avec la vie parlementaire. Le Programme de stages à l'Assemblée législative de l'Ontario continue, lui aussi, de susciter beaucoup d’intérêt; nous sommes ravis que Henry Jacek ait accepté de continuer à diriger ce programme pour trois autres années, à partir du 1er avril 2010.
Outre ses responsabilités habituelles, l’Association s’est occupée de plusieurs dossiers.
1. La professionnalisation de l’ACSP
Dans le rapport que la présidente Miriam Smith nous a soumis l’an dernier à cette époque, elle soulignait la professionnalisation grandissante de l’ACSP en tant qu’organisation. La multiplication des services offerts par l’Association en témoigne ainsi que l’éventail plus vaste de questions sur lesquelles l’Association se prononce au nom de la discipline dans son ensemble. La décision d’organiser, sur une base d’essai de deux ans, notre congrès annuel en dehors du Congrès des sciences humaines ajoute également aux défis administratifs auxquels nous aurons à faire face au cours des prochaines années. C’est pourquoi le conseil d’administration a décidé de faire appel à Sally Rutherford, qui a été nommée directrice administrative à temps partiel. Elle travaille maintenant en collaboration avec Michelle Hopkins, notre administratrice.
L’impact devient déjà évident. Il suffit de regarder la refonte de notre site Web pour s’en convaincre. L’ajout de MonACSP crée une plate-forme pour une vaste gamme d’activités. Les membres peuvent maintenant mettre à jour leur profil, renouveler leur adhésion, télécharger des formulaires de demande de subvention pour déplacement ou consulter le répertoire des membres en ligne. Pour la première fois, nous effectuons les élections des membres du conseil d’administration par voie électronique. L’Association est également en mesure maintenant d’effectuer des sondages auprès des membres par le biais de MonACSP, qui est en train de servir pour la première fois à la réalisation d’un sondage sur la diversité au sein de la discipline (voir plus bas). Notre premier sondage – faut-il s’en étonner? – a donné lieu à des problèmes techniques, mais ceux-ci ont été réglés et le sondage a été repris.
2. Le point sur la profession
L’ACSP continue d’assurer sa présence dans les débats au sujet de la situation de la science politique en tant que discipline au Canada. Deux grandes initiatives ont franchi des étapes cette année.
La première a trait au comité sur la diversité. Créé en 2006 en vue d’analyser la diversité dans la profession, il regroupe à l’heure actuelle Yasmeen Abu-Laban (présidente), Joanna Everitt, Richard Johnston et David Rayside. Le comité a effectué un sondage sur la diversité dans les départements de science politique au Canada et présenté un rapport préliminaire lors de la réunion annuelle des directeurs et directrices de département de science politique en décembre. Tirant parti des échanges qui ont eu lieu au cours de cette réunion, il présentera son rapport final au conseil d’administration en juin. Le comité sur la diversité a en outre sondé des membres de l’ACSP en vue d’élaborer un profil de la discipline et de jeter de la lumière sur les expériences des membres au sujet des questions touchant à la diversité.
L’autre sujet de préoccupation de l’ACSP est l’éthique professionnelle. En décembre 2008, le conseil d’administration a créé le comité sur la déontologie, formé de Carolyn Dick, Avigail Eisenberg (présidente) et de Jocelyn Maclure. Contrairement à de nombreuses associations, comme l’American Political Science Association et la Société canadienne de sociologie, l’ACSP n’a pas de politique officielle quant aux obligations professionnelles des politologues ni de procédure de règlement des plaintes pour les membres. Le comité s’est vu confier le mandat de réfléchir sur la pertinence pour l’Association d’élaborer un ensemble de directives générales en matière d’éthique professionnelle ainsi qu’une procédure de règlement des plaintes. Le rapport de ce comité, intitulé L’éthique professionnelle en science politique, a été publié sur le site Web de l’ACSP en février. Nous incitons les membres à lire ce rapport et à nous faire parvenir, d’ici le 1er mai 2010, leurs commentaires sur l’analyse et les recommandations du comité. Le conseil d’administration étudiera le rapport du comité et les commentaires reçus lors de sa réunion en juin 2010. Il s’agit d’une question importante pour l’ACSP. C’est pourquoi nous prions tous les membres de prendre connaissance du rapport et de nous dire ce qu’ils en pensent. Prière d’envoyer tout commentaire à Sally Rutherford à sally_rutherford @ cpsa-acsp.ca.
3. Les finances
Le budget global de l’Association demeure équilibré grâce à la vigilance d’Éric Monpetit, notre secrétaire-trésorier. Par ailleurs, le conseil d’administration a eu à gérer une importante transition dans la vie du Fonds de prévoyance de l’ACSP cette année. Le Fonds de prévoyance, qui a été créé en 1989 en tant qu’entité distincte, a fructifié dans l’intervalle et produit des fonds modestes mais constants que l’Association a consacrés au règlement des frais de déplacement d’étudiants qui désiraient assister au congrès annuel ainsi qu’à d’autres projets spéciaux.
Lors de l’établissement du Fonds de prévoyance, ses créateurs ont décidé qu’il prendrait fin au bout de vingt ans, soit en décembre 2009. À la suite de la recommandation des fiduciaires du Fonds et des conseils obtenus auprès de nos vérificateurs et avocat, l’ACSP a décidé de créer un Fonds semblable au sein de la structure de l’Association. Ce nouveau Fonds fera donc partie de l’ACSP, mais il continuera à fonctionner de façon vraiment indépendante et à soutenir les objectifs de l’Association. Le conseil d’administration établira des politiques pour la gestion du Fonds à sa prochaine réunion.
L’Association tient à souligner l’apport de tous les collègues qui ont pris soin du Fonds au fil des ans et les remercie bien sincèrement : Peter Aucoin, David Cameron, Lynda Erickson, Elisabeth Gidengil, Peter Meekison (président), tous les anciens fiduciaires et présidents successifs de l’Association.
4. Le rôle de porte-parole de l’ACSP
L’ACSP s’emploie à représenter la discipline de la science politique et les intérêts professionnels des politologues canadiens sur de nombreuses questions.
Droit d’auteur : En août 2009, l’Association a soumis un mémoire dans le cadre du processus de consultation du gouvernement fédéral au sujet des changements à apporter à la Loi sur le droit d’auteur. Nous tenons à remercier Tony Porter, qui a suivi de près ce dossier au nom de l’Association et qui a pris l’initiative d’élaborer l’approche de l’Association en la matière. Vous trouverez le mémoire sur le site Web de l’ACSP au http://www.cpsa-acsp.ca/reports-copyright.shtml.
Éthique de la recherche : L’ACSP a également participé activement au processus de consultation relatif aux politiques des conseils subventionnaires au sujet de l’éthique de la recherche, politiques qui sont administrées par les universités au nom de ces conseils. L’élaboration de l’Énoncé des politiques des trois conseils est un long processus qui, jusqu’à tout récemment, a été dominé par des conceptions biomédicales des problèmes éthiques liés à la recherche. L’ACSP prône systématiquement une approche qui reconnaît aussi les caractéristiques bien distinctes des recherches en sciences humaines. Grâce encore une fois au leadership de Tony Porter, notre message a été énoncé clairement. Notre mémoire sur l’Énoncé des politiques des trois conseils a été déposé en février 2010. Vous le trouverez sur le site Web de l’ACSP au http://www.cpsa-acsp.ca/researchethics-f.shtml.
Architecture des programmes du CRSH : L’Association s’est penchée récemment sur le document publié au début de mars 2010 par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)). Intitulé « Exposé sur le renouvellement de l’architecture des programmes du CRSH », le document propose une restructuration en profondeur des programmes du CRSH, principalement mais pas exclusivement dans le domaine des subventions de recherche. Dans ce cas-ci, la date limite pour l’envoi de commentaires était très rapprochée (le 31 mars 2010), ce qui a limité la capacité de l’Association de préparer une réponse élaborée. L’Association incite les membres à envoyer leurs commentaires au CRSH. Dans cet esprit, nous avons publié, sur le site Web de l’ACSP, une série de questions ayant pour but de guider les membres dans leur évaluation du document du CRSH. Ces questions se trouvent au http://www.cpsa-acsp.ca/reports-SSHRCC-architecture2010-f.shtml.
Des représentants de l’ACSP jouent un rôle clé au sein dans d’importantes organisations nationales et internationales. Tony Porter est notre porte-parole au sein de la Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH); il a été élu récemment membre du comité exécutif de cet organisme. Les Pal continue de représenter l’ACSP et la SQSP au sein de l’Association internationale de science politique (AISP) et est également membre du comité exécutif de cette organisation. Tony et Les rendent des services inestimables à l’ACSP et à ses membres; nous les en remercions bien sincèrement. J’ai aussi le plaisir d’annoncer que l’ACSP et la Société québécoise de science politique (SQSP) ont toutes deux donné leur aval à une proposition de la part de collègues de Montréal visant à obtenir la tenue du congrès international de l’AISP dans cette ville en 2015.
5. La planification du congrès de 2011
Bien que le congrès de 2011 soit loin devant nous, les préparatifs sont déjà bien amorcés. Ce sera la première année de notre essai de deux ans dans le cadre duquel le congrès de l’ACSP aura lieu en dehors du Congrès des sciences humaines. Notre congrès aura lieu à la Wilfrid Laurier University du 16 au 18 mai 2011. Le président désigné, Graham White, a annoncé avec grand plaisir que Debora Van Nijnatten avait accepté de présider le comité du programme, avec Andrea Perella comme représentant local. Le comité du programme est déjà à l’œuvre; les personnes en poste à Wilfrid Laurier ont la ferme volonté d’assurer le succès de ce congrès. Nous sommes également ravis que AÉI Canada ait décidé de rester avec l’ACSP pour le congrès de 2011 et de co-organiser la section Relations internationales.
Derniers remerciements
Ce fut un immense plaisir pour moi de servir l’ACSP en tant que président. Ce poste est toutefois exigeant et je n’aurais pu mener à bien ce mandat cette année sans le soutien d’un nombre incalculable de personnes, dont Sally Rutherford et Michelle Hopkins, des professionnelles chevronnées avec qui il est – soulignons-le – toujours agréable de travailler. D’autres membres du bureau de direction ont aussi mis la main à la pâte : Caroline Dick, Éric Montpetit, Miriam Smith et Graham White ont piloté d’importants dossiers et prodigué de précieux conseils. Ils m’ont sans aucun doute épargné bien des erreurs. Les membres des comités, dont ceux du comité sur la diversité et ceux du comité sur la déontologie, ont déployé beaucoup d’énergie pour notre Association cette année et nous leur en sommes infiniment reconnaissants. Des collègues comme Henry Jacek, Les Pal, Tony Porter et Garth Williams ont travaillé en notre nom avec efficacité et empressement. Ajoutons le conseil d’administration, qui réunit de merveilleuses personnes. Bien que nous ayons eu à traiter de questions graves, la collégialité a primé. Ce fut un privilège de travailler avec tous ces gens. Je les remercie tous pour leur soutien.
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