Candidates’ Biographies

Isabelle Côté

Isabelle Côté est professeure adjointe au Département de science politique à la Memorial University of Newfoundland. Elle a obtenu son doctorat en science politique à l’University of Toronto en 2014, puis a été chercheuse-boursière de niveau postdoctoral au KITLV (Royal Netherlands Institute of Southeast Asian and Caribbean Studies) à Leyde. Elle a occupé divers postes de chercheuse invitée en Chine et en Indonésie, où elle a effectué, sur le terrain, des recherches exhaustives sur la migration interne dans plusieurs régions où vivent des minorités ethniques. Comparatiste exerçant surtout ses activités professionnelles, dont la participation à des congrès, en collaboration avec d'autres organisations (Association des études internationales, Association for Asian Studies, Conseil canadien pour les études sur l'Asie du Sud-Est), Isabelle veut aider à établir des liens au sein de la communauté des politologues canadiens et elle prend très au sérieux les activités de service pouvant faire progresser la discipline. Elle veut également trouver des moyens de mieux intégrer et encadrer les étudiants de premier cycle et aux cycles supérieurs dans des projets de recherche. Actuellement présidente de l’Atlantic Provinces Political Science Association (APPSA), elle a co-organisé le congrès annuel de cette association en 2018. Elle a également publié des articles dans plusieurs revues, dont Ethnic and Racial Studies, PS: Political Science and Politics, Democratization, Civil Wars, Ethnopolitics, Studies in Conflict and Terrorism et le Journal of Southeast Asian Studies; elle a récemment codirigé, avec Matthew I. Mitchell et Monica Duffy Tofla, la rédaction d’un ouvrage sur les conflits entre les populations natives et les migrants internes (Routledge, 2019).

Shannon Dinan

Shannon Dinan est doctorante à l’Université de Montréal. Son champ de recherche comprend, entre autres, la comparaison entre diverses politiques publiques et l’état providence. Dans sa thèse de doctorat, elle analyse justement comment des états providence ont modifié leurs politiques en matière de programmes pour les jeunes à la suite de la crise financière de 2007-2008. Shannon a publié des articles dans plusieurs revues avec comité de lecture, dont tout récemment dans le Journal of Social Policy & Administration. Elle s’est vu décerner plusieurs bourses de doctorat, notamment la Bourse de doctorat du Conseil de recherches en sciences humaines et le Prix CORIM du Conseil des relations internationales de Montréal. Au sein de l’Association canadienne de science politique (ACSP), Shannon a fait l'expérience de participer au congrès annuel et de présenter des exposés au sein de panels. Elle a accepté de se porter candidate au poste de représentante des étudiants parce qu'elle espère élargir sa participation au sein de l’ACSP. Elle estime pouvoir jouer un rôle décisif dans la mise en lumière des besoins des étudiants. Shannon aimerait également favoriser une plus grande participation des étudiants au congrès annuel et ainsi aider de jeunes chercheurs à acquérir une expérience cruciale qui leur sera profitable tout au long de leur carrière. Elle souhaite faire en sorte que l’expérience des étudiants qui présentent leurs recherches pour la première fois soit positive et créer des possibilités de réseautage afin d’intégrer ces étudiants dans des communautés de recherche en science politique et de tisser des liens plus solides entre les universités canadiennes.

Joanna Everitt

Joanna Everitt est professeure de science politique et ancienne doyenne de la Faculté des arts de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint John. Ses domaines de spécialité sont la politique canadienne, le genre et l’opinion publique, la couverture médiatique dont font l’objet les chefs de partis masculins et féminins et son impact sur les évaluations quant au leadership, les politiques identitaires et la représentation des personnes de la communauté LGBTQ faisant de la politique ainsi que le comportement des électeurs au Canada. Membre de longue date de l’Association canadienne de science politique, elle a assisté à tous les congrès annuels de l’Association depuis 1993. Elle a servi l’Association de bien des façons au fil des ans; elle a été, par exemple, membre du comité responsable du Prix Smiley de l’ACSP pour le meilleur ouvrage (2011-2012, 2018-2019), directrice du scrutin pour les élections des membres du conseil d’administration de l’ACSP (2017), membre du comité des candidatures de l’ACSP (2007, 2015), membre du Groupe de travail de l’ACSP sur la diversité (2006-2012), membre du Comité consultatif de la RCSP (2007-2010) et membre du conseil d’administration (2002-2005) et du bureau de direction (2003-2005) de l’ACSP. Elle a aussi été présidente de l’Atlantic Provinces Political Studies Association (2001-2002) et fait partie du comité organisateur du congrès annuel de l’ACSP (2003), en plus avoir été membre du bureau de direction pour la section Genre et politique (2004-2006) de l’American Political Science Association et de faire actuellement partie de ce même bureau pour la section Politique canadienne (2018-2020). Elle souhaite de nouveau être membre du conseil d’administration de l’ACSP et elle vise le poste de vice-présidente de l’Association.

Sam Grey

Sam Grey est doctorante à l’University of Victoria (UVic). Elle a élaboré et dispensé des cours à l’UVic, à Six Nations Polytechnic (SNP) et à la Trent University, où elle a récemment remporté le CUPE Award for Excellence in Teaching. Sam compte à son actif une vaste expérience à titre de consultante, ce qui lui donne un point de vue éclairé sur le marché de l'emploi non universitaire; tout en travaillant à l'élaboration de programmes d'études et à des initiatives stratégiques à SNP, elle a acquis de l’expérience dans le secteur émergent des instituts autochtones. Elle a été boursière Fulbright et a obtenu deux bourses du CRSH ainsi que la bourse Margaret McWilliams de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités. Elle a publié des articles sur les réparations, la vérité et la réconciliation, les systèmes alimentaires, la justice pour les femmes et la politique de solidarité anticoloniale. Les actions militantes de Sam dans le milieu universitaire ont pris la forme d’un travail direct avec les étudiants, notamment en ce qui concerne le lien entre les étudiants et le corps professoral, plutôt que dans le cadre de postes électifs. Très active dans le domaine du curriculum et de la pédagogie, elle a organisé des ateliers, donné des conférences et favorisé des initiatives visant à décoloniser les plans de cours et les salles de classe dans plusieurs campus, autant d’efforts fondamentalement interdisciplinaires et axés sur la collaboration qui traduisent en termes opérationnels le travail du Comité sur la réconciliation de l’ACSP. Les contributions de Sam sont multiples : soutien pratique et mentorat ainsi que ateliers et outils divers liés aux demandes de subventions, à la publication d’articles, au mieux-être des étudiants et aux portfolios pédagogiques, par exemple. En tant que représentante des étudiants, Sam se concentrerait sur le renforcement des avenues existantes pour le partage des connaissances et des ressources, l'établissement de nouveaux liens avec d'autres associations et forums, au-delà des disciplines et des frontières, et la recherche de moyens collectifs et transparents pour aborder les facettes clés des relations de l'ACSP avec ses membres étudiants, notamment les aspects que l’on estime négligés, comme les la transformation radicale du paysage pour les jeunes professionnels, la santé mentale des diplômés et le déclin du soutien matériel et des concessions pratiques.

Royce Koop

Royce Koop est professeur agrégé au Département de science politique de l’University of Manitoba; il est également le directeur de ce département. Il a obtenu son doctorat à l’University of British Columbia en 2009. Royce s’est joint à l’University of Manitoba après avoir été professeur adjoint à la School of Public Policy de la Simon Fraser University et occupé des postes postdoctoraux à la Carleton University, à la Queen’s University et à la Memorial University. Ses recherches portent surtout sur la représentation, les partis politiques (particulièrement les organisations communautaires) et la politique locale au Canada et comparée à celle d’autres pays. Il est le coauteur (avec Heather Bastedo et Kelly Blidook) de Representation in Action: Canadian MPs in the Constituencies (UBC Press, 2018), a codirigé (avec Amanda Bittner) la rédaction de Parties, Elections and the Future of Canadian Politics (UBC Press, 2013) et est l’auteur de Grassroots Liberals: Organizing for Local and National Politics (UBC Press, 2011). Grassroots Liberals a reçu le Seymour Martin Best Book Award en 2014. Ses recherches personnelles et celles dont il est le coauteur ont également été publiées dans diverses revues : American Journal of Political Science, Revue canadienne de science politique, Canadian Journal of Urban Research, Canadian Public Policy, Journal of Elections, Public Opinion and Parties ainsi que Urban Affairs Review. Royce a présidé des tables rondes et été commentateur lors de plusieurs congrès annuels de l’ACSP. Il se porte candidat dans le cadre des élections des membres du conseil d’administration de l’ACSP en vue de contribuer au dialogue en cours au sujet de la science politique au Canada et de jouer un rôle constructif dans l’administration de l’Association.

Miranda Leibel

Miranda Leibel est une doctorante bilingue à la School of Indigenous and Canadian Studies et à l’Institute of Political Economy de la Carleton University. Elle est titulaire d’une maîtrise ès arts et d’un baccalauréat ès arts spécialisé en science politique de l’University of Alberta. Son mémoire, qui portait sur les liens entre la gouvernance des politiques néolibérales et les interventions du colonialisme de peuplement dans la famille, mettait l’accent sur les enquêtes sur les décès d'enfants provenant des systèmes provinciaux d'aide sociale de l'Alberta, du Manitoba et de l'Ontario. Comme étudiante diplômée, Miranda a cherché à revitaliser la communauté intellectuelle de son département et assumé le rôle de corédactrice en chef du Southern Journal of Canadian Studies, rattaché à la School of Indigenous and Canadian Studies de la Carleton University. Miranda a été élue vice-présidente aux opérations de la Graduate Students’ Association de la Carlton University pour l’année universitaire 2018-2019 et elle possède une vaste expérience à titre de représentante des étudiants diplômés au sein de multiples conseils et comités. Si elle est élue représentante des étudiants, Miranda espère faire profiter l’ACSP d’une précieuse perspective interdisciplinaire. Bien qu'elle soit étudiante au doctorat dans un programme interdisciplinaire, Miranda considère l’ACSP comme une communauté universitaire de grande valeur pour ses propres travaux et pour la recherche en sciences sociales au Canada en général.

Jessica Merolli

Jessica Merolli est professeure à la School of Social and Life Sciences au Sheridan College. Auparavant, elle s’était vu octroyer la bourse de postdoctorat Skelton-Clark au Département de science politique à la Queen’s University après l’obtention de son doctorat à la McMaster University. Elle est membre du comité de direction du Caucus des femmes de l’ACSP. Elle accepte avec enthousiasme de se porter candidate, car ce rôle sera un complément à son nouveau programme de recherche, qui met l'accent sur la façon dont nous élaborons et partageons nos pratiques pédagogiques par l'entremise de nos associations universitaires. Notre mandat à l'ACSP est d'offrir des occasions de nous engager au sein de la communauté plus large des politologues et, en tant que professeure dans le système collégial de l'Ontario, Jessica offre un point de vue unique sur l'expansion de notre association au-delà des universités. Le paysage de l'éducation postsecondaire a changé, ce qui a amené de jeunes chercheurs à emprunter des voies nouvelles dans leur cheminement de carrière. Ces changements nous obligent à élargir la portée de notre congrès annuel en en faisant un forum valable pour le mentorat par les pairs.

En tant que membre du conseil d'administration, elle mettra à profit le succès des activités de réseautage du Caucus des femmes qu'elle a dirigées lors des congrès précédents. Elle a également organisé des panels sur les pratiques pédagogiques et la pédagogie critique. Grâce à son travail dans un établissement axé sur l'enseignement, elle est bien placée pour offrir des conseils sur la façon d'appuyer efficacement les communautés de pratique naissantes qui se sont formées lors de ces panels.

Andrea Olive

Andrea Olive est professeure agrégée de science politique à l’University of Toronto. (À partir du 1er juillet 2019, elle dirigera le Département de science politique de l’University of Toronto Mississauga). Originaire de Regina (Saskatchewan), elle a obtenu son baccalauréat à l’University of Calgary (Alberta), sa maîtrise à la Dalhousie University (Nouvelle-Écosse) et son doctorat à la Purdue University (Indiana). Ses spécialités sont les politiques environnementales et la politique canadienne. Elle est l’auteure de Land, Stewardship, and Legitimacy et de The Canadian Environment in Political Context; elle a aussi codirigé la rédaction de Transboundary Environmental Governance Across the World’s Longest Border. Elle a publié des articles dans de nombreuses revues ainsi que divers textes dans les pages d’opinions de journaux canadiens. Au congrès 2019 de l’ACSP, elle présentera ses recherches sur les politiques de la Saskatchewan en matière de changements climatiques. Membre de l’ACSP depuis 2003, elle est profondément attachée à l'association et espère contribuer à la croissance, à la diversité et au dynamisme de l’ACSP.

François Rocher

François Rocher (Ph. D. Université de Montréal, 1987) est l’actuel président de l’Association canadienne de science politique (2018-2019) et sollicite le renouvellement de son mandat pour se présenter au poste de président-sortant. Il est professeur titulaire à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa depuis 2006. Il en a été le directeur de 2008 à 2013 et de 2014 à 2015. De 1990 à 2006, il était professeur au département de science politique de l’Université Carleton, où il a également été directeur de la School of Canadian Studies (2002-2005). Il a été membre du Conseil d’administration de l’ACSP (1990-1992), codirecteur de la RCSP (1996-1999), président de la Société québécoise de science politique (2001-2002), et a fait partie des jurys pour les Prix Donald-Smiley et Vincent-Lemieux. Ses intérêts de recherche portent notamment sur les enjeux liés à la diversité pluriethnique et plurinationale, la citoyenneté, la politique constitutionnelle, le fédéralisme canadien et le nationalisme québécois.

Il a publié plusieurs ouvrages (dont Guy Rocher. Entretiens, 2010) et codirigé  treize ouvrages collectifs, dont Trust, Distrust, and Mistrust in Multinational Democracies. Comparative Perspectives (2018), Essential Readings in Canadian Politics and Government (2010 et 2015), Le nouvel ordre constitutionnel canadien (2013). Il est l’auteur de plus de 150 chapitres ou articles publiés dans des ouvrages collectifs ou des revues scientifiques. Il est membre fondateur du Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales (GRSP) et chercheur régulier du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) de l’UQÀM.

Gina Starblanket

Gina Starblanket est professeure adjointe au Département de science politique de l’University of Calgary. Gina est Crie/Saulteaux et membre de la Star Blanket Cree Nation, située dans le territoire visé par le Traité no 4. Ses recherches portent, entre autres, sur les politiques autochtones et la politique canadienne. Elle a écrit sur les relations entre les Autochtones et l’État, la décolonisation, la mise en œuvre des traités, la gouvernance autochtone, le genre, le féminisme autochtone et les méthodes de recherche autochtones. Ses recherches ont paru dans la 2e édition de Making Space for Indigenous Feminism (Fernwood Press, 2017) et dans une collection de textes intitulée Resurgence and Reconciliation: Indigenous-Settler Relations and Earth Teachings (University of Toronto Press, 2018). Elle a codirigé la rédaction de la 5e édition de Visions of the Heart: Issues Involving Indigenous Peoples in Canada (à paraître en octobre 2019). Ses articles paraîtront également dans Constitutional Forum, l’American Indian Culture and Research Journal et la Revue canadienne de science politique. Gina est une membre active de l’ACSP depuis 2016; elle a organisé et présidé des panels au congrès annuel au cours des trois dernières années en plus d’y avoir présenté des exposés. Chercheuse autochtone émergente, elle promet d'offrir des perspectives essentielles pour faire progresser le travail déjà en cours de l’ACSP. Gina souhaite tout particulièrement cultiver des espaces pour des échanges avec les peuples autochtones et favoriser l’étude de la politique canadienne, en s'appuyant sur l'engagement de l'ACSP à travailler pour la décolonisation et la réconciliation.